mercredi, juillet 31, 2013

SECTEUR DE LA SANTÉ À BOUIRA : Attention à la contamination!

SECTEUR DE LA SANTÉ À BOUIRA : Attention à la contamination!

SECTEUR DE LA SANTÉ À BOUIRA : Attention à la contamination!

«La santé n'est pas au top» n'en déplaise au ministre du secteur. C'est le ministre de l'époque et actuel sénateur du tiers présidentiel qui, au chevet de Laïfaoui (joueur agressé à Saïda), criait à haute voix: «La santé algérienne est bien portante.» La prise en charge est le devoir d'un pays à l'égard d'un joueur international qui avec ses coéquipiers et tout un peuple ont créé l'épopée de Omdurman. Hélas, tous les Algériens et Algériennes malades ne sont pas un support publicitaire, voire un bon support de propagandiste. Non, M.Ould Abbès, la santé en Algérie n'a jamais été au top, du moins sous votre règne. Ziari qui a hérité du lourd fardeau aura au moins le mérite d'être plus discret et moins arrogant envers le peuple. Pour vérifier ce constat, il suffit de faire un tour aux urgences de n'importe quel hôpital à travers le territoire national pour constater de visu les dégâts d'une gestion hasardeuse du secteur. Récemment sur place, une dame a été admise aux urgences de Bouira pour un malaise cardiaque. elle a contracté un microbe sur place. L'infortunée s'est retrouvée à rechercher un antibiotique des plus rares. Dans un autre registre et au même service où la réponse se limite dans la majorité des diagnostics à un simple «on ne peut rien faire» nous rapportons les mésaventures d'une malade chronique. La malade, une diabétique insulino, dépendante, se plaignait de douleurs. Sur place, un docteur, apparemment recrutée dans le cadre de l'emploi des jeunes, exige les résultats d'un dextro et d'un abstix. L'infirmier s'applique pour la vérification des urines. «On n'a pas de languettes de dextro» affirmera le jeune paramédical au mari de la patiente. Le surveillant général confirme le manque. En voulant conseiller au médecin de ne point prescrire des actes où les moyens ne sont pas disponibles, le mari découvre un médecin qui ne sait parler ni aux malades ni à ses semblables. C'est par des propos dignes d'une illettrée que cette femme médecin répond. Sa collègue, apparemment plus acculturée la tire par la blouse en n'omettant pas de faire une remarque des plus désobligeantes du genre «laisse tomber». Le secteur de la Santé souffre. L'administration justifie cette situation par le manque. Il y a suffisamment de spécialistes à Bouira, mais dans des disciplines sans pression. Les spécialistes urgentistes, les gynécologues, les néphrologues... sont les spécialités dont le citoyen a besoin. La malade qui vient de frôler la mort suite à une contamination n'est pas médiatiquement intéressante. Notre santé aura-t-elle perdu toute son humanité pour n'être qu'une activité lucrative? L'Algérie dispose de compétences mondialement reconnues; le politique ne doit en aucun cas prendre le pas sur le professionnalisme.

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