dimanche, juin 30, 2013

Si l’histoire du pays était racontée à la nouvelle génération

Il y a 50 ans, l’Algérie se libérait du joug colonial, après 132 ans d’occupation et plus de 7 ans de lutte armée. Pour commémorer cette date marquant le début d’une nouvelle ère pour l’Algérie, le gouvernement algérien, représenté par le ministère des Moudjahidine, a décidé d’inscrire l’événement dans une symbolique très forte en initiant un vaste programme de festivités, visant à célébrer l’Algérie indépendante, à exorciser les démons du passé et à rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie en sacrifice pour voir se briser les chaînes de l’oppression.
Dans ce programme, il a été inscrit l’organisation de l’exposition « Mémoire et Réalisations» conçu par le réalisateur Saïd Oulmi. Une initiative  qui permet de valoriser la mémoire collective du peuple algérien et de faire la lumière sur les épopées héroïques et les grands sacrifices consentis pour arracher l’indépendance et établir la souveraineté sur l’ensemble du territoire national par divers documents et  photos inédits, cartes géographiques, témoignages, œuvres, recherches, études historiques, films…  Cette œuvre entièrement réalisée par des artistes 100% algériens a nécessité près de  sept mois de travaux sous la direction artistique du réalisateur de l’ENTV, Saïd Oulmi qui veut rendre hommage à la mémoire de nos chouhada qui se sont sacrifiés pour une Algérie prospère et démocratique, tenant compte de notre authenticité.
Le ministère des Moudjahidine veut préserver la mémoire collective, notamment promouvoir les efforts consentis par l’Etat algérien dans le cadre de la prise en charge sociale de ces martyrs, leurs femmes et leurs enfants, mais aussi de la préservation du patrimoine historique, explique M. Oulmi, en précisant que cette exposition à été conçue en un temps record. Cette œuvre grandiose où rien n’a été laissé au hasard montre bien que l’histoire de l’Algérie ne se découpe pas en morceaux ; l’historie de l’Algérie remonte à  la période des Numides, au IVe siècle avant J.-C, à la période romaine, de la période du kharidjisme à la dynastie des Almohades, l’occupation espagnole puis  ottomane. Cette présente et modeste  contribution, certainement imparfaite, relate la période  de la colonisation française de 1830  à la guerre de Libération nationale (1954-1962).  
5.200 m2 dédiés à une exposition d’envergure
Par ailleurs, le deuxième volet est consacré aux réalisations du ministère des Moudjahidine à l’instar du centre de la mémoire qui sera implanté à Sidi Abdallah, à Alger, le nouveau musée du moudjahid, tandis que le dernier volet, qui s’intitule « Regard croisé sur la mémoire », permet aux jeunes de s’exprimer sur leur histoire à travers la rédaction, la peinture… Sur cette fresque, la guerre d’Algérie apparaît donc comme l’aboutissement de la longue reconquête d’une dignité toujours rejetée. Cette exposition comprend également, entre autres, la liste officielle des 200 Algériens  déportés en Nouvelle-Calédonie avec leurs photos, des espaces réservés aux enfants, des ateliers de dessin et d’écriture, des tableaux de peinture, un espace dédié aux descendants des Algériens déportés en Nouvelle-Calédonie. Le concepteur de l’exposition a qualifié cet événement «d’occasion pour interroger l’Histoire et les évènements, notamment pour faire connaître aux jeunes leurs histoire.”
Enfin, il faut savoir que  cette exposition est implantée sur une superficie de 5.200 m² avec un parcours pédagogique de 550 m, la présence de 60 guides issus des différentes wilayas du pays, 200 témoignages avec des audio-guides, 169 panneaux comportant des lettres, des dessins, 348 photos…
Le ministère des Moudjahidine, dont le souci est de veiller à ce que nos martyrs restent des repères symbolisant le défi et la victoire, multiplie les efforts pour la protection et la sauvegarde de notre histoire, notamment pour véhiculer ces connaissances et les transmettre à la nouvelle génération appelée à visiter ce «musée» afin d’acquérir les connaissances, mais aussi pour connaître les sacrifices de leurs aînés.
« Cette œuvre fait partie de notre existence. Je souhaite que les Algériens et Algériennes viennent en masse pour la visiter, plus particulièrement les jeunes. Il faut connaître son passé pour construire son futur », conclut M. Oulmi.
Il est à noter que l’exposition se prolongera au-delà de son délai prévu pour le 7 juillet afin de permettre au grand public de la découvrir. Chapeau bas à son concepteur !
Kafia Ait Allouache


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