dimanche, juin 30, 2013

Expositions « Mémoire et réalisations » dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance : 50.000 médecins formés depuis 1962

Ph : Nacéra

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelaziz Ziari, a procédé hier à Alger à l’inauguration de l’exposition «Mémoire et Réalisations», dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance.
Accompagné de la ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Mme Souad Bendjaballah, M. Ziari a visité les différents stands du secteur de la santé.   
Lors d’un point de presse organisé en marge de l’inauguration du salon, le ministre a évoqué les efforts déployés par l’Etat dans l’amélioration du secteur de la santé. «Il y a aujourd’hui 50.000 médecins qui travaillent dans le secteur privé et public, par rapport aux 360 médecins qui étaient comptabilisés en 1962.
Avec la réalisation de structures de santé, celui-ci a connu une avancée remarquable.» Néanmoins, le ministre a évoqué le problème de manque de spécialistes dans ces structures.  
En  ce sens, M. Ziari a expliqué que «l’Etat est en en train de travailler afin de trouver des solutions, ceci d’autant  que le nombre de spécialistes augmente d’année en année».  
Au sujet des turbulences que traverse le secteur de la santé, déclenchées par les syndicats, le ministre de la santé a déclaré que «les syndicats existent pour porter les revendications et les problèmes. Et c’est à l’Etat de les prendre en charge dans la mesure du possible».  Aussi, comme il le dira, «le métier de médecin est un métier libéral, et c’est aux médecins à qui la profession ne convient pas d’aller vers le privé».

Santé publique  
Des résultats palpables

Pour revenir à l’exposition, celle-ci retrace les différents programmes mis en œuvre en matière de santé publique depuis l’indépendance de l’Algérie, et qui ont contribué à améliorer sensiblement la prise en charge des malades et à assurer l’élargissement de la couverture sanitaire à travers tout le territoire national. Ces programmes bien mis en évidence à travers une série d’images et de documents ont notamment permis l’éradication de la plupart des maladies transmissibles qui sévissaient à l’état endémique durant les années 60 et l’amélioration de l’espérance de vie, qui est passée de 47 ans à 76,5 ans en moyenne.
Le taux de mortalité infantile, situé à hauteur de 280 cas sur 1.000 naissances, a été en outre rabaissé à 23 cas, plaçant ainsi l’Algérie parmi les premiers pays à avoir atteint un des Objectifs du millénaire, selon les chiffres de l’Office national des statistiques (ONS). L’accroissement du taux d’accouchement en milieu hospitalier, qui a atteint 98%, et l’ouverture d’une centaine de services de protection maternelle et infantile (PMI) au niveau de centres de santé de proximité, y ont grandement contribué au même titre que le suivi médical des grossesses et la mise en application du planning familial qui a fait chuter le nombre de naissances de 7 à 2,5.
La formation médicale et paramédicale a, pour sa part, permis un saut qualitatif des soins grâce à l’élargissement et au renforcement des différents paliers de formation dans ce domaine.
Le nombre de praticiens est passé ainsi de 5.000 durant les dix premières années de l’indépendance à 75.000 dans les années 90 pour s’établir aux alentours de 150.000 en 2011.
La mise à exécution soutenue des programmes de vaccination a permis de faire reculer les maladies.
Le renforcement des centres de soins de proximité en mesure de prendre en charge les soins de base a été illustré par l’ouverture de 7.033 centres, et plus de 1.500 polycliniques soutenus par de nouveaux centres hospitalo-universitaires (14) et spécialisés (68) et plus de 300 unités sanitaires relevant du secteur privé.
Wassila Benhamed


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