dimanche, juin 30, 2013

Exposition « Mémoire et réalisations » du ministère de la Communication: L’apport de la Télévision dans la promotion de Tamazight

A l’instar des autres médias publics et autres organes relevant du secteur de la Communication, la Télévision algérienne est fortement présente à l’exposition « Mémoire et réalisations » organisée par le ministère de la Communication, depuis le 24 juin dernier, à la Safex d’Alger. L’ensemble des chaînes de la Télévision ont, en effet, érigé leurs propres stands à l’exposition : EPTV terrestre, Canal Algérie, Algérie 3 (A3), Algérie 4 tamazight et Algérie 5, plus connue sous l’appellation de Kannat el-Coraän. Après avoir fait ses preuves à la radio, la langue tamazight est introduite pour la première fois à la Télévision, en 1992, avec un flash d’information diffusé quotidiennement à 13 h. Cinq ans plus tard, en 1996, un journal télévisé entier (JT) lui a été réservé, chaque jour, à 18 h. Un autre pas est franchi, en 2002, pour passer du domaine de l’information à la production d’émissions dans cette langue. Le célèbre journaliste, Cherif Mammeri, a eu l’honneur de produire et présenter la première émission en tamazight à l’ENTV, Thamourth Nagh (notre pays), diffusée chaque vendredi après-midi. Le Dr Mhand Zerdoumi lui a emboîté le pas pour lancer, en 2005, son émission « Touiza ». Peu après, en 2007, la Télévision algérienne diffusait une autre émission en tamazight, « Sghouri Ghourek » (De moi à toi), présentée par Zahra Ferhati. En 2009, c’est le boom, à la faveur du lancement, par décret présidentiel, de chaînes de télévision thématiques. La chaîne de télévision nationale en tamazight a vu le jour, en, effet, à l’issue de ce décret, et diffuse sans discontinuité. L’ancien directeur de la radio de la Chaîne II, Saïd Amrani, a assuré la direction de cette nouvelle chaîne de télévision, de 2009 à 2012. Rencontré au stand de la chaîne, le jeune journaliste, Moussa Dehili, présentateur du journal télévisé de 18 h, en chaoui, estime que « la télévision constitue un support capital pour sortir tamazight de son caractère folklorique ». Ce qui est en train de se faire, selon lui, puisque actuellement, « on débat de toutes les questions et de tous les secteurs en tamazight alors que dans un passé récent, cette langue était limitée à la poésie et la chanson. Aujourd’hui, on doit aller de l’avant », souligne notre interlocuteur.

M. Kechad


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