jeudi, juin 13, 2013

ALORS QUE LA FACTURE DES MÉDICAMENTS IMPORTÉS EST EN BAISSE : Les quantités achetées en hausse

La réduction des importations de médicaments est devenue la priorité des priorités
La réduction des importations de médicaments est devenue la priorité des priorités
Les Algériens consomment de plus en plus de médicaments. Malgré une baisse sensible de la facture, les quantités importées sont en constante hausse, passant de 10, 295 tonnes lors des quatre premiers mois de l'année écoulée, à 12,027 tonnes durant la même période en 2013. Soit une augmentation de 16,8%. Selon le centre national des statistiques des Douanes, l'Algérie a déboursé 610,26 millions de dollars pour couvrir ses besoins, en achat de médicaments, entre le premier janvier et le trente avril de cette année, contre 698,3 millions de dollars en 2012. Soit un gain de 92,04 millions de dollars. Le Cnis l'impute à «une baisse en termes de valeur de plus de 12% des médicaments à usage humain, qui ont représenté plus de 95% des importations globales de médicaments de l'Algérie durant cette période.» En dépit de ce recul, note cet organisme, «la facture des médicaments à usage humain reste toujours la plus importante avec 579,5 millions de dollars, contre 662,9 millions de dollars durant la période de référence.» A l'inverse, les quantités importées ont augmenté de 16,43%, passant de 9,755 tonnes durant les quatre premiers mois de l'année dernière, à 11,358 tonnes, à l'issue des quatre premiers mois 2013. Autre facteur ayant contribué à la baisse de la facture globale des importations, les produits pharmaceutiques qui viennent en seconde position, totalisant 16,38 millions de dollars entre janvier et avril 2013, contre 27,10 millions de dollars durant la même période en 2012. Soit une baisse de 39,10%. En termes de volume, les importations de médicaments ont atteint 400 tonnes lors des quatre premiers mois de l'année en cours, contre 354 tonnes couvrant la même période l'année écoulée. Soit une hausse de 13,9%, souligne le Cnis.
Concernant les médicaments à usage vétérinaire, l'Algérie a consacré une enveloppe de 10,3 millions de dollars pour l'achat de 265 tonnes de produits durant les quatre premiers mois de cette année, contre 8,2 millions de dollars pour l'importation de 186 tonnes de médicaments couvrant ses besoins pour la même période en 2012.
Afin de réduire la facture en matière d'importation de médicaments et encourager la production locale, l'Algérie a dressé une liste de 120 médicaments interdits d'importation. Elle s'est fixée, d'ici 2015, de couvrir 70% de ses besoins, grâce à la coopération et l'aide des laboratoires étrangers installés chez nous, qui connaissent le potentiel du marché évalué à prés de 3 milliards de dollars. Selon la Douane, l'Algérie a importé 2,23 milliards de dollars de médicaments rien que durant l'année 2012. Soit 13,6% d'augmentation par rapport à l'année 2011.
Plus qu'une urgence, la réduction des importations de médicaments est devenue la priorité des priorités pour diminuer la facture et utiliser l'argent qui lui est consacré pour le développement de notre économie et la construction d'usines pour résorber le chômage et rendre le sourire aux jeunes qui rêvent d'un avenir meilleur.

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