jeudi, mai 30, 2013

Imposante marche des travailleurs à Béjaïa


Les travailleurs de la santé publique de la wilaya de Béjaïa, dont la fédération nationale est affiliée au Snapap, ont ponctué, hier, leur grève cyclique de trois jours, par l’organisation d’une imposante marche au chef-lieu de wilaya pour protester contre ce qu’ils qualifient « de la fermeture du dialogue, le mépris, le silence de la tutelle » et interpeller les pouvoirs publics sur la dégradation de la situation du secteur de la santé. Cette marche pacifique s’est ébranlée de la direction régionale de la santé et de la réforme hospitalière vers le siège de la wilaya où un sit-in a été organisé par ces protestataires. Ces derniers réclament, notamment, la révision du statut général de la fonction publique qui, selon eux, « a institutionnalisé la généralisation de la contractualisation et par conséquent la précarité». Par ailleurs, ces travailleurs exigent la promulgation des statuts particuliers des professionnels, l’intégration définitive des contractuels sans concours, ainsi que la revalorisation des catégories des infirmiers brevetés. Dans un autre chapitre, ces contestataires dénoncent les atteintes à la liberté syndicale et réclament par la même « le rétablissement des délégués syndicaux sanctionnés pour leurs activités syndicales dans leurs droits et la liberté à l’exercice du droit syndical ». Selon Djema Amirouche, un membre de la section syndicale à l’hôpital d’Amizour, la grève de trois jours, entamée, lundi dernier, a été massivement suivie par les travailleurs syndiqués au Snapap. « Le taux du suivi de la grève cyclique de trois jours au niveau de wilaya a atteint les 80 %. Aujourd’hui, nous avons organisé cette marche pour manifester notre mécontentement quant au silence de la tutelle devant notre plate-forme de revendications. Les travailleurs de la santé publique sont marginalisés, des paramédicaux jusqu’aux agents de sécurité. Il y a des corps communs qui touchent encore un salaire de 12 000 DA », nous indiquera ce syndicaliste.    

Boualem Slimani


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