vendredi, mai 31, 2013

Enseignement superieur : Haraoubia examine avec son homologue tunisien une nouvelle stratégie de coopération bilatérale

D.R

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la  Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, a examiné, hier à Tunis, avec  son homologue tunisien, M. Moncef Bensalem, les voies et moyens à même de mettre  au point une nouvelle stratégie de coopération bilatérale adaptée aux mutations  qu’ont connues les systèmes universitaires des deux pays. Lors de la réunion qui s’est élargie aux membres des deux délégations, les deux parties ont souligné l’importance de la révision des mécanismes de coopération, à l’instar de la conférence des présidents des universités, de la  commission technique de la recherche scientifique et technologique, et du centre de la conférence universitaire des directeurs de la recherche, a indiqué une source proche de la délégation algérienne. La délégation a, dans ce sens, mis en exergue  la nécessité de faire de l’université, un véritable espace d’échanges autour des grandes questions intéressant le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, tels le système de la qualité, la problématique de l’emploi et la relation entre l’université et les entreprises économiques. Aussi, la conférence des présidents des universités sera désormais élargie  aux opérateurs industriels et économiques, en vue d’une action commune visant  à trouver des solutions aux problématiques qui se posent au niveau des entreprises, prendre en considération les préoccupations du secteur économique et améliorer le niveau de la formation. Dans le domaine de la recherche scientifique, les membres des deux délégations ont souligné l’importance de la création de laboratoires algéro-tunisiens, la poursuite de la coopération entre les chercheurs, l’encouragement de la formation  à travers la recherche et la mise en place de projets de recherches structurés unifiés à valeur ajoutée dans certains domaines stratégiques comme l’agroalimentaire, l’eau, la lutte contre la désertification et la mise en valeur des terres, les énergies renouvelables et la biotechnologie. M. Haraoubia s’est félicité jeudi du niveau de la coopération bilatérale  dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, rappelant que 44 accords avaient été signés entre les universités des deux pays. Il a également souhaité “le renforcement de ces accords de manière  à permettre, aux systèmes universitaires des deux pays, de relever les enjeux majeurs, dont la satisfaction de la demande sociale croissante sur l’enseignement supérieur, d’une part, et la garantie d’une formation de qualité à même d’améliorer les capacités cognitives des étudiants et des diplômés, d’autre part”. Dans ce cadre, il a plaidé en faveur d’un soutien à la dynamique  d’échanges entre les deux pays, à travers l’échange d’enseignants visiteurs et encadreurs. Il a en outre appelé à la relance de la Conférence algéro-tunisienne des universités, créée en 2009, en vue d’en faire un espace d’échanges et de partenariat sur nombre de questions importantes, dont “la bonne gouvernance des universités, la qualité de l’enseignement et la promotion de l’emploi”. M. Haraoubia avait entamé, jeudi, une visite de travail de deux jours en Tunisie, à l’invitation de son homologue tunisien, M. Moncef Bensalem, pour examiner les voies et moyens de renforcer davantage les relations entre les deux pays dans les domaines universitaire et scientifique.


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