dimanche, mars 31, 2013

Les greffiers menacent !


Les membres du bureau national de la fédération nationale du secteur de la justice (FNSJ), licenciés « abusivement », envisagent de porter une plainte contre le Conseil de l’Etat, si les autorités ne procèdent pas à l’annulation de cette procédure.  « Le délai qu’on a accordé aux autorités prendra fin le 10 avril. Si la demande du syndicat n’est pas prise en charge, les greffiers licenciés vont poursuivre en justice le Conseil de l’Etat », a affirmé, hier, Mourad Ghedia, le président du FNSJ, affiliée au syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP). Les greffiers ont saisi le premier magistrat du pays pour procéder au règlement de la situation de leurs collègues arrêtés, depuis presque une année, suite à leur participation à la grève illimitée déclenchée, le 10 avril 2012. « Cette demande d’intervention du Président de la République est venue suite aux instructions qu’a donné le ministre de la Justice, Garde des seaux, concernant la prise en charge de la situation professionnelle des juges licenciés abusivement », lit-on dans le communiqué rendu public par la FNSJ. Par ailleurs, M. Ghedia a tenu à dénoncer la sourde oreille que continue de faire le ministère de la Justice quant aux revendications soulevées par les greffiers. « Le ministre veut seulement gagner du temps en dialoguant avec les greffiers en chef qui ne représentent pas les autres travailleurs. Pour cela, on a demandé qu’ils soient élus par les greffiers, eux-mêmes, au lieu d’être désigné par le département de la tutelle », a fait savoir l’interlocuteur. La fédération réitère son attachement à sa plate-forme de revendications du 23 février 2011 adressée à l’ex ministre de la Justice. La même organisation syndicale plaide pour la révision du régime indemnitaire, le logement de fonction et la révision des primes du sud. Les greffiers réclament, également, la révision de leur statut particulier et la classification selon l’article 2 de la fonction publique. 

                   

Samira Saïdj.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire