jeudi, février 28, 2013

Les bureaux de la DOU saccagés



La Direction des œuvres universitaires de Béjaïa, sise à la cité de la Pépinière, a été complètement saccagée, hier matin.

Des tas de papiers, de feuilles, de chemises et sous chemises cartonnées jonchent la cour de l’enceinte. Il s’agit en fait des dossiers de fonctionnaires des œuvres sociales. Même la vitre de la porte d’entrée de la DOU a été brisée. À travers cette vitre brisée, on a pu constater du visu d’autres désordres, des pots de fleurs renversés notamment. Les travailleurs de la DOU qui sont au deuxième jour de grève à laquelle a appelé l’Union de wilaya de l’UGTA, étaient debout, entourant leurs dossiers éparpillés par terre dans des flaques d’eau, mais sans oser toucher à quoi que ce soit. D’autres travailleurs tenaient des banderoles où étaient reprises leurs principales revendications, comme l’augmentation des salaires, etc. La banderole qui attire le plus l’attention est celle où était mentionnée « Un salaire de 13 000 DA est égal à 90 euros ». Ce massacre, selon les travailleurs, a été commis par des étudiants, à 8h du matin de la journée d’hier, en présence des employés de la direction. Les bureaux dévastés, indiquent les grévistes, sont ceux du département des ressources humaines, de contrôles et de la coordination. Quant aux raisons de ce vandalisme, certains ont rapproché cet acte à la fermeture des restaurants pour cause de grève. Les syndicalistes, eux, ont refusé de donner tout commentaire en ce concerne ce sujet. Ils ont consacré leurs efforts, surtout à préparer la marche des grévistes vers le siège de la wilaya où l’UGTA a prévu, à 11h, le  rassemblement de l’ensemble des corps communs, des ouvriers professionnels, des agents de sécurité et des contractuels de toutes les structures étatiques de la wilaya. Vers 11h, le rassemblement a été devenu par les arrivées successives des manifestants, des plus impressionnants. Le boulevard qui longe la wilaya a été fermé dans les deux sens à la circulation. Ce qui n’a pas manqué de créer des bouchons montres à la cité Tobbal, au rond point Daouadji et à la route des Aurès. Lors de la prise de parole, le secrétaire général de l’Union de wilaya de l’UGTA, après avoir réaffirmé les quatre points de revendications des grévistes, a fustigé les responsables qui ont menacé les travailleurs en grève de ponction sur salaires. 

B. Mouhoub


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