mercredi, février 27, 2013

La faculté de droit paralysée


Une grève est déclenchée, depuis dimanche dernier, à l’université de Béjaïa, par les étudiants des deux promotions restantes de l’ancien système qui réclament le changement d’appellation de leur diplôme de licence en sciences juridiques et administratives. Selon un étudiant contestataire, « les deux promotions en question préparent une licence (ancien système) en sciences juridiques et administratives, or le diplôme délivré à la fin du cursus ne fait mention que de licence en droit tout court ». Pour les étudiants, « l’appellation du diplôme peut paraître, de prime abord, anodine, mais elle est d’une grande incidence pour le diplômé dans le domaine du travail, donc il n’est pas question de maintenir l’appellation actuelle ». Les étudiants concernés informent que leur département a agi en conformité au décret ministériel de 2004 qui stipule le changement d’appellation à ladite licence. Cette décision est incomprise par les étudiants qui font partie des deux dernières promotions de l’ancien système. « Ils auraient pu garder l’ancienne dénomination pour les deux promotions restantes pour éviter ce genre de problèmes. Nous sommes considérés comme des résidus de l’ancien système et depuis l’introduction du LMD, nos deux promotions sont reléguées en arrière plan », fulmine un étudiant en fin de cycle. Pour faire entendre leurs doléances, les étudiants concernés ont désigné une délégation pour négocier avec l’administration. Hier, une rencontre « infructueuse » a eu lieu avec le chef de département. Celui-ci a signifié que le problème dépasse ses prérogatives. Suite à cela, les étudiants ont décidé d’aller à la rencontre du recteur pour lui exposer le problème et d’en saisir le ministre de l’Enseignement Supérieur. Par ailleurs, il convient de signaler que la faculté de droit de l’université de Béjaïa reste fermée tant que le problème reste irrésolu, a-t-on informé.                                        

M.H.Khodja.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire