jeudi, février 28, 2013

Encore une demi-journée sans taxis


Le président de la Fédération des chauffeurs de taxi, Hocine Ait Braham¸ a affirmé, hier, que son organisation va saisir au cours de la semaine prochaine, le premier ministre dans le but de réviser les tarifications des taxis collectifs. « Nous avons déjà adressé une lettre à la tutelle, mais aucune suite n’a été donnée à nos revendications. Pour cela, on a décidé de saisir le premier ministre pour faire aboutir les revendications des conducteurs de taxis collectifs », a indiqué, M. Ait Braham. En dépit de « l’indifférence affichée » par le département de Amar Tou, quant à la mise en place de nouvelles tarifications, les chauffeurs de taxis ne comptent pas faire marche arrière. En effet, ils reconduiront encore une fois, aujourd’hui, une demi-journée de protestation. « Puisque il n’y a pas une suite favorable de la part de la tutelle, les conducteurs maintiennent toujours leur mouvement de protestation », a fait savoir M. Ait Braham. Ce dernier dénonce la sourde oreille que continue de faire la tutelle quant aux revendications de son organisation syndicale, notamment suite à la déclaration du ministre dont il a écarté une éventuelle augmentation des tarifications. « On est déçu par ces déclarations, car le ministre n’a pas répondu par un écrit officiel à lettre qui lui a été adressée. Où est le travail de coopération ? », S’est indigné le même responsable. « le secteur du transport est mal géré. La tutelle est entrain de créer des problèmes entre les transporteurs et les citoyens », ajoute-t-il, tout en excluant l’augmentation par le kilométrage décidée par le ministère des Transports. Selon M. Ait Braham, cette procédure demeure « inutile », dans la wilaya d’Alger, qui dispose de différentes spécificités par rapport aux autres villes. «La loi exige la prise en charge de l’état de la ville, avant d’instaurer des augmentations », a-t-il également noté. A la question de savoir si les nouvelles tarifications de taxis individuels sont appliquées, le président de la fédération a répondu : « On n’a pas encore commencé à travailler avec les nouvelles tarifications, car cela nécessite des mécanismes au niveau de chaque wilaya », a-t-il dit. Il convient de souligner que la fédération algérienne des consommateurs a refusé les nouvelles tarifications de moyens du transport, en les qualifiants « d’injustes ». « On a adressé une lettre au Premier ministre afin de revoir cette décision, qui n’a pas été bien étudiée, mais en vain », avait indiqué Zaki Hariz, le président de la (FAC).                    

Samira Saïdj


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