mercredi, février 27, 2013

Coopération CNES - cese : Le rôle de la société civile souligné

Ph : Billal

M. Babès qui a animé, hier, un point de presse avec son homologue européen, Staffan Nilsson, président du Comité économique et social européen CESE, à la résidence El Mithak a mis en exergue « la profondeur et l’intensité des entretiens sur les sujets extrêmement délicats.»

«Les résultats auxquels nous avons abouti, nous ont auparavant permis d’aborder toutes les questions avec un esprit extrêmement ouvert, en particulier sur l’exigence, sur cette nécessité que dans tout acte de gouvernance, cette tendance lourde de plus en plus émergente à travers le monde qui constitue, assurément un marqueur, devenu incontournable qui est celui d’associer en des modalités et selon des conditions appropriées, l’ensemble des fragments de la société civile qui entend engager sa parole et ses actes responsables, exercer sa citoyenneté responsable est un acte primordial », tel est le constat émis hier, par le président du Conseil national économique et social, CNES, M. Mohamed Seghir Babès.
M. Babès qui animait un point de presse avec son homologue européen, Staffan Nilsson, président du Comité économique et social européen (CESE), à la résidence El Mithak a mis en exergue « la profondeur et l’intensité de nos entretiens sur des sujets extrêmement délicats » en expliquant : « Nous nous sommes entendus sur le fait que l’Algérie est engagée plus que jamais sur ce chemin de vertu, qui est celui de la plein reconnaissance du rôle de la fonction historiquement incontournable de la société civile et qu’il faut à ce titre-là aménager des espaces spécifiques dédiés à la société civile afin qu’elle puisse délivrer sa parole toutes les fois que cela l’exigeait. »  Aussi, selon lui, « c’est cela tout l’enjeu autour duquel nous sommes tombés d’accord, nous savons que l’Union européenne et les pays qui constituent cette dernière sont extrêmement avancés sur ce chemin-là, le Comité économique et social européen en particulier est un des espaces d’accueil d’une énergie et d’une dynamique exceptionnelle autour de la capacité d’agréger l’ensemble des éléments des sociétés civile ici et là, dans leur acception standard universelle. »
Revenant sur les objectifs de la visite de son homologue européen, le résident du CNES dira que celui-ci concerne en premier lieu de voir les moyens et modalités de promouvoir le rôle de la société civile pour l’accompagnement du processus de la politique du bon voisinage. « Nous sommes au cœur d’un dispositif qui va être profondément actionnel qui va être dans l’action, qui va être dans la concrétude, parce qu’il y a un plan d’action qui est en train d’être négocié mettant en œuvre les compétences, qui ne sont pas seulement du Comité économique et social européen et du Conseil national économique social d’Algérie, mais qui engage très profondément l’ensemble de l’édifice des institutions de l’Union européenne ». A ce propos, M. Babès signalera : « C’est cela qui est déjà en négociation avancée entre nos autorités responsables mais qui est dès lors le processus est engagé, et nous sommes déjà dans cette phase, comme partenaires, très profondément engagés. »
Pour sa part, M. Staffan Nilsson a tenu à souligner, d’emblée, que lui, et  l’ensemble de la délégation qui l’accompagne « sommes très heureux d’être en Algérie et de connaître de plus près ce pays plein de ressources, surtout humaines ». Selon lui, cette rencontre est une expérience à faire partager par l’ensemble des acteurs à l’échelle régionale et même avec les acteurs européens. Dans cet ordre d’idées le responsable européen a reconnu que les conditions de naissance, d’émergence et d’épanouissement de la société civile organisée y compris dans les pays européens, même parmi les pays les plus avancés, ont souffert de certains handicaps, de certaines insuffisances « néanmoins, comme pour nous,  c’est le temps qui va régler ces problèmes qui sont liés à la nécessité de laisser des processus complexes, comme l’émergence de la société civile. Nous allons continuer à travailler ensemble pour consolider cette vision et partager ensemble  cette vision et la faire partager par d’autres acteurs qui nous sont extérieurs ».
Evoquant par ailleurs, la teneur des discussions qu’il a eues avec son homologue algérien, M. Nilsson, a spécifié : « Nous avons discuté de la question des relations bilatérales entre le CNES et le CESE, parce que nous souhaitons que ce comité joue le rôle de cheville ouvrière entre instances. En marge de ces discussions nous avons soulevé un certain nombre d’autres sujets, surtout sur la question de la sécurité alimentaire, je pense que c’est un sujet qui intéresse les deux parties et qui intéresse, peut-être, la région du Maghreb. »  
Enfin, l’hôte de l’Algérie a tenu à signaler que les relations entre l’Algérie et l’Union européenne ont enregistré beaucoup de progrès, surtout lors de cette dernière année qui a été marquée par plusieurs visites effectuées par des responsables de part et d’autre de la méditerranée.
Sihem Oubraham


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