jeudi, janvier 31, 2013

Les lycées paralysés à Bouira!


Le Cnapest-Elargi vient, une fois de plus, de lancer un appel à la grève, suite à une fin de non recevoir du directeur de l’Education avec lequel attache a été prise mardi dernier. Pour la 1ère journée de ce mouvement de grève entamé hier, 40 lycées sur les 45 existants à travers le territoire de la wilaya, ont répondu favorablement au mot d’ordre du débrayage lancé par le Cnapest-Elargi. On apprend, même, que des CEM se sont joints à ce mouvement, notamment les établissements d’Aghbalou, de Saharidj et le CEM Gouizi du chef-lieu de wilaya.   Selon Zoubir Messaoudi, membre de ce syndicat, tout a commencé lorsqu’une délégation du Cnapest-Elargi s’est rendue, avant-hier vers 15 heures, au siège de la direction de l’Education pour avoir une entrevue avec le 1er responsable du secteur. Peine perdue, puisque le DE refusera de les recevoir. Il fera même appel aux forces publiques pour évacuer les syndicalistes de l’enceinte de la DE. Aux environs de 17h et constatant que le DE ne voulait pas revenir à de meilleurs sentiments, les représentants du Cnapest-Elargi ont provoqué une AG extraordinaire, au cours de laquelle il a été décidé d’une grève de deux jours, pour hier et aujourd’hui. En marge, le conseil de wilaya du Cnapest a prévu de se réunir ce matin afin de trancher sur les actions à mener suite à ce qui est qualifié d’ « agissements et comportements irresponsables et mafieux » du DE. Selon les premiers échos qui émanent de différentes sections syndicales des établissements, des excuses du DE seraient exigées avant de mettre fin à cette grève. D’autres sections syndicales demanderaient, elles, purement et simplement, le départ de ce responsable. Ainsi, le bureau de wilaya du Cnapest-Elargi interpelle, dans une déclaration rendue publique, leur souci de travailler en collaboration, en privilégiant la voie du dialogue et de la concertation. Et cela « après une chance donnée au DE pour le traitement de la situation dramatique que vit le secteur de l’Education dans la wilaya, avec des méthodes civilisées, et malgré trois réunions consécutives, depuis septembre 2012, et qui ont été sanctionnées par des PV (26/09/2012, 30/09/2012 et 20/11/2012) où le DE a pris un engagement ferme et solennel pour régler tous les problèmes financiers et administratifs restés en suspens depuis des années, et ce avant le 31/12/2012 ». Dans les dix points énumérés dans ce document, il est mentionné « le non respect des engagements confinés dans le PV, la perturbation et le retard qui caractérise l’opération du traitement des salaires et des redevances financières suite à la négligence et l’incapacité de la DE, sous la responsabilité du Directeur de l’Education, à élaborer et fixer les états financiers, notamment les salaires des mois de vacance et de janvier de chaque année scolaire ». Les rédacteurs du document iront plus loin en dénonçant « les mensonges et la lenteur, la non collaboration en vue de régler les problèmes dans les établissements nouvellement inaugurés et qui manquent de moyens pédagogiques, le désordre dans les établissements, notamment l’aspect sécuritaire, la non maîtrise de la gestion des établissements et la démission avérée des staffs administratifs ». Ils ont critiqué également « la transformation du siège de la DE en caserne (portes métalliques, barreaux….) et le recours aux forces de l’ordre pour intimider et réprimer les représentants syndicaux ».  Les syndicalistes s’insurgent également contre « le non respect des lois régissant le droit syndical (90-14, 90-02 et 90-11) et la manipulation des parents d’élèves contre les enseignants et les représentants syndicaux ». Pour illustrer la situation qui règne dans le secteur de l’éducation, M. Messaoudi, du Cnapest indiquera que « le lycée de Taghzout est en grève depuis plus de 15 jours. Idem pour le lycée d’Ahnif, toujours en chantier, qui ne dispose ni de chauffage ni de moyens pédagogiques. 15 jours de grève ont aussi été décrétés au lycée d’Ain Lahdjar et au lycée Boucheraine au 140 lgts de la ville de Bouira ».                                        

Hafidh B.


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