lundi, septembre 10, 2012

ORAN : 48 heures pour traquer l'informel

48 heures pour traquer l'informel

La wilaya d'Oran se lance à la chasse du commerce informel. Les faux commerçants qui ont squatté les places publiques, les coins et recoins de la ville seront donc traqués. Les maires et les représentants de différents secteurs, en compagnie des éléments de la police, ont été sommés de passer à l'action, chasser les commerçants illicites, interdire tout commerce illégal, et ce en mettant en place des mécanismes devant libérer les places publiques. La wilaya d'Oran a estimé juste de délocaliser les commerçants de la friperie pour les installer ultérieurement dans un lieu approprié. Le commerce de la friperie a totalement dénaturé la physionomie de la ville vu que les commerçants ne trouvent rien de mieux à faire pour exposer leurs produits que de dresser des tentes en plein milieu des quartiers donnant à la ville d'Oran un visage hideux. L'éradication du commerce informel qui doit passer au préalable par une étude détaillée, doit être sanctionnée par la prise de mesures fermes. La direction du commerce est aussi habilitée à lutter, en tant que premier acteur concerné, contre la prolifération du commerce illégal, et ce, en mettant en application les textes en vigueur qui régissent l'exercice du commerce comme l'imposition des amendes contre les faux commerçants et les saisies de leurs marchandises.
Or, la mission a été confiée aux municipalités et à la police. En agissant de la sorte, la wilaya d'Oran semble omettre un détail, concernant le commerce informel, qui est généralisé un peu partout dans les 26 communes et même dans les localités les plus reculées d'Oran, à savoir qu'il est «guidé» de près par des barons que l'on dit intouchables. C'est dire que le commerce légal encourage le commerce informel. Sinon, comment interpréter le fait de voir des produits de marque écoulés un peu partout dans les marchés et encore, à des prix imbattables. Faut-il donc chasser le petit faux commerçant et laisser son gros fournisseur agir à sa guise?
Une question qui ne trouve toujours pas de réponse tant qu'aucune enquête n'est ouverte par les services locaux. La ville d'Oran est devenue ces derniers temps l'eldorado du commerce illégal de tous les produits. Ce dernier s'exerce aussi bien dans les arcades du centre-ville que dans les marchés populaires et les places publiques. L'exercice illégal du commerce nécessite donc un traitement de choc puisqu'il porte un coup dur à la trésorerie nationale qui n'engrange aucune ressource fiscale.
L'Union générale des commerçants et artisans algériens semble détenir une solution qui serait salvatrice, du moins, qui peut faire éviter les affrontements. «Il faut encourager le commerce formel et ce en créant des espaces appropriés à son exercice tout en revoyant à la baisse les taux d'imposition», a indiqué le porte-parole de l'Ugcaa, El Hadj Tahar Boulenouar expliquant que «le marché algérien, qui est géré par 1,6 million de commerçants, tous inscrits au registre du commerce, est dans le besoin immédiat d'au moins de 3 millions de commerçants légaux».

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