lundi, septembre 10, 2012

8 MILLIONS D'ÉLÈVES REJOIGNENT LES BANCS DE L'ÉCOLE : Les «fausses notes» de la rentrée

«Toutes les conditions, matérielles et humaines, étaient réunies pour assurer une bonne rentrée»
«Toutes les conditions, matérielles et humaines, étaient réunies pour assurer une bonne rentrée»
La rentrée scolaire de cette année a été différemment appréciée. Alors que côté officiel, on affirme que tout s'est déroulé dans de bonnes conditions, la réalité est tout autre. En effet, le ministre de l'Education nationale, Abdellatif Baba Ahmed, a affirmé que «toutes les conditions, matérielles et humaines étaient réunies pour assurer une bonne rentrée en dépit des problèmes de surcharge des classes enregistrés dans certains établissements scolaires».
Ainsi, le premier responsable du secteur a fait savoir que huit lycées seront réceptionnés dans les trois prochains mois à travers les wilayas enregistrant une surcharge dans les classes afin de régler ce sérieux problème. «Nous allons étudier avec les walis des régions concernées par la surcharge dans les établissements scolaires les moyens de pouvoir finaliser la construction de huit lycées dans un délais qui ne devrait pas dépasser trois mois», a-t-il déclaré.
Et d'ajouter: «En attendant la réception de ces nouvelles infrastructures, des solutions provisoires seront trouvées en concertation avec les directeurs de l'éducation des wilayas touchées par la surcharge, notamment au niveau des lycées.»
«Ce problème est dû notamment au passage de deux cohortes d'élèves, celle ayant achevé le cycle moyen de l'ancien système et celle du nouveau, ainsi qu'au non-achèvement de projets de construction de lycées», a expliqué le ministre M.Baba Ahmed a également assuré que «les aides octroyées par l'Etat au profit des élèves, à savoir les primes, la cantine, le transport et les supports scolaires seront maintenues».
En revanche, le tableau est plutôt sombre du coté des syndicats et des parents d'élèves. Le premier jour a été marqué par quelques problèmes à savoir la grève de certains enseignants et l'absence d'autres et la surcharge des classes.
Selon M.Boudiba, chargé de communication au niveau du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), des enseignants de certaines willayas ont boycotté le premier jour de la rentrée. C'est le cas du lycée de Birkhadem à Alger où les enseignants ont déclaré une grève depuis hier.
Selon lui, un conflit opposant depuis l'an dernier les enseignants et la directrice de cet établissement sont à l'origine de cette grève. De même, à Boumerdès, la grève des enseignants a été enregistrée dans deux localités. A Beni Amrane, les professeurs du nouveau lycée ont boycotté les cours pour dénoncer leur situation difficile. Par contre à Chabet El Ameur, les enseignants transférés à la nouvelle annexe, ont refusé de rejoindre leurs postes de travail. Par ailleurs, M.Boudiba a assuré que le problème de surcharge, notamment dans les classes de première année secondaire, est national.
A cet effet, «on a enregistré entre 200.000 et 220.000 élèves de plus en classe de première année secondaire par rapport à l'an dernier», a-t-il estimé. «Cette situation est due au grand nombre d'élèves admis en première année secondaire face au taux élevé des redoublants de la même année ce qui fait que ces classes sont trop chargées», a-t-il expliqué tout en soulignant qu'«en l'absence de statistiques fiables, quelques localités ont enregistré entre 50 à 55 élèves par classe».
Il a évoqué aussi le problème de gestion en termes de répartition des élèves dans les lycées. «Celle-ci doit être organisée», a-t-il poursuivi en donnant l'exemple de deux lycées qui souffrent de la surcharge alors qu'un autre dans la même daïra compte cinq classes vides. Pour sa part, M.Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l'éducation (Snte), a indiqué que «le transfert représente le plus gros problème pour cette année. Plusieurs parents d'élèves veulent changer d'établissement scolaire à leurs enfants».
M.Boudjenah a également souligné que «quelques professeurs n'ont pas encore rejoint leurs postes».

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