lundi, juillet 30, 2012

La chanteuse Libanaise Yara au festival arabe de Djemila : “Min Beyrouth lil Djazaïr”

Ph. : Wafa

Abdou Deriassa, Nada Eraihen, Maati el Hadj et Adel Chaoui sur un plateau.

“Min Beyrouth lil Djazaïr» : c’est par cette belle interprétation que la star libanaise Yara arrivera au terme de son tour de chant sa première en Algérie, la seconde journée du festival arabe de Djemila qui se poursuivait encore aux premières heures de la matinée dans un climat de joie et de sérénité sur l’immense pelouse en gazon synthétique du stade Mohamed-Guessab à Sétif.
Une seconde journée marquée également par la prestation de grandes figures de la chanson algérienne, notamment Nada Eraihen, qui a été égale à elle-même sur cette grande scène du chapiteau qui a été pour l’occasion, noyée de surcroît dans un décor tout de couleurs et de sons et d’images sans cesse fixées sur les grands monuments de la ville romaine de Cuicul. Abdou Driassa qui, l’espace de trois superbes interprétations du répertoire de son père, aura su séduire le public. Maati el Hadj qui participait pour la première fois au festival de Djemila et qui a su également à travers un cocktail de chansons oranaises faire revivre ce beau patrimoine et marquer sa reconnaissance à l’endroit de monuments de la chanson oranaise.
Une belle soirée qui ne sera pas dans cette balade à travers l’Algérie sans accorder sa juste place à la chanson chaoui avec Adel Echaoui pour clore ce beau parcours, tard dans la soirée, au moment où nos montres allaient déjà à la conquête de 3 heures du matin.
C’est pourtant Yara, la Libanaise, qui se produit pour la première fois en Algérie et donc pour sa première à ce festival, qui constituera la tête d’affiche, visiblement heureuse d’être dans ce pays et d’être l’une des premières de la chanson arabe à venir rendre un vibrant hommage à une autre grande dame, qui a toujours porté dans son cœur son pays, qui l’a chanté dans ses beaux et moins beaux moments et a toujours su se hisser au rang d’ambassadrice de la chanson arabe : Warda el Djazaïria était ce soir dans tous les cœurs, absente peut-être à ce festival qu’elle a connu et aimé mais présente par ses belles œuvre que Yara, ce «papillon de l’art arabe», comme on se plaît à la surnommer et son orchestre ont chanté ce soir, pour l’hommage et la reconnaissance. C’est à ce titre que le grand orchestre dirigé par Nicolas Nakhla et accompagnant Yara entamera sa première sur cette scène lumineuse et au moment où l’écran géant central projetait des portraits de Warda, par cette superbe interprétation «Be Toueness Bik» qui fit trembler d’émotion le public, l’espace de son parcours et souleva de vibrantes ovations, comme pour exprimer la fierté et la juste reconnaissance de tous les Algériens à celle qui s’en ira , au moment où son pays s’apprêtait à célébrer le 50e anniversaire de l’indépendance.
L’ instant de cette interprétation musicale, la chanteuse libananaise investit la scène et entame son tour de chant avec un de ses grands succès « Twassa Fia » puis faire un break pour s’adresser au public et dire : «Je suis heureuse d’être pour la première fois en Algérie et à ce festival précisément au moment où votre pays célèbre un grand événement. Je souhaite de tout mon cœur que l’Algérie ne connaisse que de tels succès et continue sans cesse à vivre d’aussi beaux moments». 
Celle qui nous confiera plus tard que sa présence en Algérie ne relève point du hasard souligne : «J’ai toujours  souhaité me  retrouver dans ce beau pays et le découvrir,  et ce soir, je suis là aux cotés de ce peuple qui célèbre le cinquantenaire de son indépendance et là, je dois vous avouer que cela me fait énormément plaisir ! C’est donc une occasion de souhaiter de tout mon cœur à ce pays et au peuple algérien tout le bien qu’ils méritent». Yara entame sans attendre «Mabrouk» sur un fond de debka qui ne laisse pas indifférents tous ces spectateurs qui bougent désormais et répondent aux appels de la chanteuse qui les invite à s’impliquer davantage et à la suivre dans ses mouvements.
«Nessem Aleina el Hawa» un grand et combien connu succès, «Maghroum», un succès khalidji, «Khedni Maak» qui nous rappelle ce beau duo avec Marouane Khouri, et «Min Beyrout lil Djazaïr » seront autant d’autres succès que Yara, l’instant de dire «son respect et sa profonde reconnaissance à la regrettée reine du tarab el arabi » interprétera, achevant ce tour de chant en première par un bel hommage à Warda el Djazaïria.
Yara, visiblement heureuse, ne cache pas ses sentiments et ajoute: «Je suis prête à revenir autant de fois qu’il le faudra. Je suis très conten-te, moi qui ai toujours aimé être très près de celles et ceux qui m’apprécient. Je n’ai pas senti le contraire ce soir à Sétif et je remercie de tout cœur tous ceux qui m’ont réservé cet accueil et ces ovations !».
Les heures s’écoulent et il est déjà 1h20’ lorsque Yara cède la scène au chanteur algérien Maati El Hadj qui exécute sous les applaudissements du public un joli cocktail oranais et cède la place à une autre étoile de la chanson algérienne Nada Eraihene qui interprète d’emblée «Gouloulou Yardjaa» et secoue de nouveau l’ambiance parmi tous ceux qui se sont déplacés ce soir pour vivre cette seconde soirée.
Abdou Driassa, tant attendu par ses nombreuses et nombreux adeptes ne fera pas exception à la règle en interprétant tour à tour : «Yal Goumri», «Yal Aouama» et «Nedjma Goutbia», trois grands succès de son père et que le fils continue à interpréter formidablement bien.
F. Z.


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