dimanche, avril 29, 2012

POUR PLUS D'IMPACT AUPRÈS DES ÉLECTEURS : Les partis adaptent leur stratégie

Certains ont opté pour la campagne de proximité
Certains ont opté pour la campagne de proximité
Les formations politiques amorcent le dernier virage pour entamer le sprint final de la campagne législative. Les partis en lice semblent changer de stratégie de campagne pour plus d'impact, adoptant une politique de proximité avec les électeurs. Certains ont opté pour les meetings populaires. D'autres préfèrent la campagne de proximité. Les candidats sillonnent les ruelles, les quartiers et même les marchés pour convaincre. Ils n'hésitent pas à s'attabler à des terrasses de cafés, le temps d'un speech avec des citoyens. Ces derniers jours, outre les nouveaux partis, les formations habituées à siéger au Parlement tablent, également, sur une campagne de proximité pour une plus-value dans le décompte des voix le jour du vote. Selon le député sortant d'Alger, Seddik Chihab, tête de liste du RND à Alger: «Nous avons décidé d'une campagne de proximité dans la mesure où notre stratégie est de toucher le plus grand nombre des citoyens.» «Le RND attire toujours du monde dans ses meetings.
La campagne de proximité est une option qui vise à sensibiliser les proches, les amis et les connaissances autour du projet que nous portons», affirme-t-il. Cet avis est partagé par l'Union des forces démocratiques et sociales de Noureddine Bahbouh. «Nous avons, en effet, préféré une campagne de proximité. Le contact est direct avec les gens. Il est plus aisé de convaincre les électeurs, dans pareille situation. C'est important pour un jeune parti comme le nôtre», explique Houda Selhab candidate à Alger, sur la liste de l'Ufds. Cependant, ajoutera-t-elle, «l'Ufds mène la campagne de proximité dans toutes les localités où le parti est présent». Pour cette candidate au Parlement, «les gens ont été agressifs durant les premiers jour de campagne», cependant, constate-t-elle, «les filles sont plus réceptives au langage politique que les garçons». Selon cette diplômée en sciences de le communication, «le président de l'Ufds a une mission nationale. Celle de faire connaître le parti auprès des citoyens dans les autres wilayas». Le PLJ de Mohand Saïd Belaïd a une autre approche. «L'animation des meetings nécessite des moyens colossaux, notamment financiers. L'organisation de rencontres populaires coûte beaucoup d'argent. Mais le PLJ a besoin de rencontrer les électeurs pour mieux discuter et tenter de les convaincre. Ces gens nous allons les rencontrer dans la rue, si demain nous serons élus. Nous leur devons des comptes», explique le porte-parole du PLJ, Mustapha Hemissi. Pour cela «nous privilégions l'échange d'opinions avec les électeurs. Dans les salles de meetings, il n'y a pas d'échange avec les publics. On y délivre juste un discours», analysa le candidat à la chambre basse du Parlement qui explique que «la proximité est une opportunité pour distribuer le programme et décliner le numéro qui sera porté sur le bulletin de vote du PLJ lors du scrutin». Le parti El Moustakbel, quant à lui, mise sur les deux stratégies de campagne. Pour Belaïd Abdelaziz, qui a animé, hier, deux meetings populaires, le matin à Tébessa et un autre à Guelma dans l'après-midi, «le FM organise des rencontres politiques d'envergure. Car, la population est intéressée par la chose politique. Je ne sais pas si c'est le cas pour tout le monde. Mais en ce qui nous concerne, nous sommes amplement satisfaits de notre parcours depuis l'entame de la campagne. D'autres partis évitent de tester leur aura auprès de la population», argumente le N°1 du Parti El Moustakbel.
Toutefois, «entre deux meetings, nous rentrons dans les cafés et nous marchons dans les rues pour discuter avec les gens. C'est une manière aussi de signifier que nous ne sommes pas différents d'eux». Pour la nouvelle formation de Saad Djaballah, le FJD «Al Adala» l'essentiel est la sensibilisation. «Nous n'excluons aucune action pour sensibiliser les gens et les inciter à aller voter. Nous remplissons les salles pendant les meetings. Le discours du FJD s'inscrit dans l'opposition. Le peuple est sensible aux propositions du FJD», affirme M.Benkhelfa, membre de bureau national du parti. Pour ce candidat, tête de liste à Constantine, la campagne de proximité se fait à l'échelle des wilayas par les candidats locaux. Alors que M.Djaballah anime «des meetings centraux dans les chefs-lieux de wilaya. Le reste de la sensibilisation se fait localement selon les convenances du moment». Par ailleurs, le Front national algérien fait déjà une analyse de la situation. «Elle est inquiétante», selon Moussa Touati, qui se trouvait hier, à Aïn Sefra, dans le sud du pays. «Les gens ne s'intéressent pas à cette élection, notamment dans les grandes villes. J'ai des soucis pour Bejaia, Tizi Ouzou, Annaba et dans d'autres villes.
Dans les grandes zones urbaines, la population est distante des élections.» Jadis, «nous remplissions les salles. La population est désintéressée pour le vote du 10 mai», résume Moussa Touati, patron du FNA qui table sur un faible taux de participation. Toutefois, «nous comptons intensifier nos efforts de communication et mettre à profit toutes les possibilités pour sensibiliser les gens à glisser le bulletin dans l'urne le jour J.

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