lundi, avril 30, 2012

Marche des étudiants à Tizi-Ouzou


Les étudiants des localités éloignées du chef lieu de la wilaya ont battu le pavé, hier à Tizi-Ouzou pour réclamer, à travers cette action pacifique, des solutions à même de mettre fin au problème du transport universitaire. Au premier jour de la grève annoncée par les transporteurs des universitaires suburbains de la wilaya de Tizi-Ouzou, les étudiants sont montés au créneau pour exiger une solution définitive à ce problème récurrent de paralysie dans le transport estudiantin. Hier, les étudiants, en majorité issus de régions éloignées, ont marché vers le siège de la wilaya dans le but d’exposer au wali leur problème afin qu’il soit pris en charge. Ils étaient environ 400 étudiants et étudiantes à avoir sillonné les artères de la ville des genêts, démarrant de l’entrée principale de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-ouzou, vers les coups de 9 heures du matin. Au devant de la marche, les étudiants brandissaient une banderole sur laquelle ils s’interrogeaient : « Où va l’université ? ». Une seule et unique banderole qui résume à elle seule les épreuves et les problèmes auxquels font face, au quotidien, les universitaires. La grève illimitée des transporteurs suburbains, à l’origine de cette furie des étudiants, a été décidée afin de réclamer les indemnités des concernés. « Les transporteurs sont dans leur droit, car ne pas percevoir d’indemnités depuis dix mois, c’est aussi de l’injustice. Mais à travers cette grève illimitée que les transporteurs annoncent, nous aussi, nous nous retrouvons pénalisés, c’est d’ailleurs pour cette raison que cette marche est aussi un soutien pour les transporteurs grévistes. Maintenant, c’est aux autorités d’intervenir afin de trouver issue à cette crise, car s’en est vraiment une », nous déclarera un étudiant venu de Freha qui a pris part à la marche d’hier. Il faut aussi signaler que la grève illimitée décrétée par les transporteurs, intervient en période d’examens du second semestre. Ce qui pénalise les étudiants qui craignent pour leur avenir. « Ce n’est pas à la portée de tous les étudiants de venir chaque jour par le transport privé. C’est pour nous une perte d’argent et de temps, car on n’arrive que rarement à l’heure indiquée », expliquera un autre étudiant de Mekla. A signaler que la marche d’hier a rassemblé des étudiants des quatre coins de la wilaya, notamment des localités d’Azazga, Freha, Maatkas, Ouaguenoun, Sidi Naamane, Makouda, Mekla, qui disposent d’un transport suburbain pour les étudiants n’ayant pas accès à l’hébergement au niveau des différentes citées universitaires. Une délégation composée de représentants de chaque localité a été reçue par le chef de cabinet du wali afin d’inscrire leur revendication et tenter d’y apporter des solutions. Par ailleurs, et vu la présence d’étudiants résidants à Hasnaoua 1, cité récemment ébranlée par une agression en son sein, les marcheurs ont tenu à profiter de l’occasion pour dénoncer l’insécurité qui règne dans le milieu universitaire, car en plus des cités, il ne faut pas oublier que dans les arrêts de bus, voir même à l’intérieur des bus, les agressions et les vols sont monnaie courante. Un climat d’insécurité qui a même été dénoncé par les transporteurs eux même, à plusieurs reprises.

T. Ch.

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