lundi, avril 30, 2012

Les résidences paralysées aujourd’hui


Les corps communs et ouvriers professionnels du secteur de l’enseignement supérieur de trois résidences universitaires, Berchiche 1, Berchiche 2 et Targua Ouzemour, prévoient une grève d’une journée le 30 avril à l’effet de se plaindre de la précarité de leur situation socioprofessionnelle. Pour rappel, ce sont les travailleurs de la cité universitaire 1OOO lits qui ont observé pendant une journée une action similaire la semaine dernière pour se plaindre eux aussi des conditions socioprofessionnelles «défavorables». Ayant été privés de restauration à cause de cet arrêt de travail, les étudiants hébergés dans cette résidence ont dû alors, faut-il le signaler, recourir au self-service pour manger. Désormais, ce sont trois autres résidences qui risquent d’être complètement paralysées. Après une assemblée générale tenue le 16 de ce mois, la section syndicale des trois résidences en question s’est résolue à recourir à cette décision qui pénalisera fortement les étudiants, d’autant plus que ces derniers sont actuellement en pleine période de préparation des examens de moyenne durée, pour le deuxième semestre. Dans le préavis de grève, dont une copie a été adressée au chef même du gouvernement, les corps communs et ouvriers professionnels du secteur de l’enseignement supérieur des cités universitaires Berchiche 1, Berchiche 2 et Targua Ouzemour revendiquent et exigent la titularisation de tous les contractuels et pré emploi, l’augmentation des salaires et la suppression de l’article 87-Bis, la création et le renforcement de postes budgétaires pour, entre autres, les bouchers, plombiers, soudeurs, cuisiniers, peintres, chauffagistes, magasiniers et maçons. Ils réclament aussi le statut particulier spécifique pour les corps communs de l’enseignement supérieur, le renforcement des postes budgétaires pour les ouvriers titulaires qui dépassent 10 ans dans leurs grades, le remplacement des examens par des tests professionnels internes vu l’analphabétisme de certains des travailleurs, le reclassement des travailleurs selon leur postes et diplômes et enfin l’attribution des primes de risque et de contagion.

M. H. Khodja

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