lundi, avril 30, 2012

LA COORDINATION DU PRÉ-EMPLOI SORT DE SON MUTISME : 900.000 personnes demandent leur titularisation

Entouré par un important dispositif de sécurité, une cinquantaine de délégués des employés du pré-emploi, ont observé hier un mouvement de protestation à la Grande Poste à Alger.
Venus des 48 wilayas du pays, ces délégués ont parlé au nom de 900.000 employés à l'échelle nationale, recrutés dans le cadre du dispositif du Daip, de la Das et autres organismes du filet social pour revendiquer la titularisation dans leurs postes d'emplois qu'ils occupent depuis des années.
Etudiants diplômés et autres catégories d'employés, le plafond de leurs salaires ne dépasse pas les 15.000 DA/mois. Des femmes de ménage avec des familles à leurs charge, recrutées dans le cadre du filet social, sont rémunérées à 3000 DA/mois, selon les délégués des employés du pré-emploi.
«Nous n'avons pas le droit de parler de notre situation dans nos entreprises parceque nous travaillons sous contrats», a regretté Karim T, délégué du mouvement de la coordination du pré-emploi de Tizi Ouzou.
Brandissant des slogans tels que «Ni salaire ni respect, nos droits sont ignorés», ou encore «Intégration ou rupture, arrêtez le mépris», des dizaines de protestataires, hommes et femmes, de tout âges, dénoncent les passe-droits et autres recrutements de privilégies qui bénéficient des avantages aux dépend des anciens qui ont plus de compétence et d'expérience au sein de leurs entreprises. Malgré la sollicitation du ministère du Travail par la coordination du pré-emploi, aucune réponse n'a été donnée, selon les délégués. «Ils nous ont dit que notre dossier a été soumis à la Présidence, mais aucun résultat depuis», ont-ils déploré. D'autre part, c'est le 3e mouvement de protestation publique à être organisé à Alger, en plus des sit-in mensuels à travers les wilayas du pays. «Aucune réponse à nos droits, «on nous demande en plus d'aller voter», ont-ils déploré.
A Tizi Ouzou, la coordination du pré-emploi organise chaque lundi un mouvement de protestation devant le siège de la wilaya, mais en vain. «On ne veut même pas nous recevoir comme des citoyens Algériens», ont regretté de nombreux délégués du pré-emploi.

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