samedi, mars 31, 2012

FLN : Il y a le feu en la demeure

Rien ne va plus au FLN. Les jeux restent à faire dans le giron du vieux parti, surtout que Belkhadem essuie une fronde sans précédent suite à des manoeuvres imprudentes de son cru et dont on lui impute désormais la responsabilité.
A lire les listes de candidatures du FLN, telles que présentées actuellement, le secrétaire général du parti FLN serait outrageusement en porte à faux par rapport aux consignes du chef de l'Etat, lesquelles dictent la nécessaire préparation du terrain politique qui fera émerger la femme algérienne, notamment à la faveur des toutes prochaines législatives.
En effet, l'annonce officielle par la direction du FLN des listes du parti pour le rendez-vous du 10 mai prochain, a fait ressortir un inventaire de candidatures foncièrement misogyne, voire non politiquement correct.
Sur ces listes de la discorde, l'on retrouve Mohamed Larbi Ould Khelifa, président du Haut Conseil de la langue arabe, ou encore Asma Ben Kada, l'ex-épouse algérienne du cheikh Youssef Al Qaradaoui. La nomenclature des candidats, version Belkhadem, vient même de faire sortir de leurs gongs les figures de proue du mouvement de redressement, même celles que l'on dit proches de l'actuel secrétaire général. Ainsi, le porte-parole des redresseurs, Mohammed Seghir Kara, vient-il de clamer haut et fort: «Il n'y a plus de dialogue possible avec ce bonhomme-là! C'est lui le problème et il faut qu'il quitte! Le vrai FLN, c'est nous et lui représente le faux FLN. Nous, nous avons présenté des listes de militants et nous allons faire campagne pour elles, par contre Belkhadem a présenté des listes de la "chkara" et nous allons combattre ces listes.» Alors que la diatribe entre conservateurs et progressistes bat son plein, Belkhadem semble imposer la politique du fait accompli, voire opter pour la politique de l'autruche. En pleine cohue électorale il préfère rejoindre la cité phocéenne, où, il coule un séjour de trois jours pour débattre du thème de «La guerre d'Algérie, 50 ans après».
Néanmoins le temps semble jouer en faveur d'un Belkhadem décidé à tabler sur un bras de fer qui ne pourra mener qu'au pourrissement de la situation. Finalement, c'est une véritable course contre la montre qui se profile avec pour enjeu de redresser la situation et extirper le FLN et par ricochet le destin de la nation des mains des conservateurs et des partisans du statu quo létal.
Le sort du FLN se joue sur l'infime portion, soit trente signatures, permettant de réunir le quorum absolu en vue de convoquer un CC (Comité central) salvateur, lequel, pourra seul mettre fin au suspense.

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