dimanche, avril 29, 2012

ABDALLAH DJABALLAH À PARTIR D'ORAN : «Les partis laïques nuisent à la démocratie»

Le président du PJD lors d'un meeting
Le président du PJD lors d'un meeting
Le premier responsable du Parti de la justice et du développement, Abdallah Djaballah, a trouvé le meilleur moyen de promouvoir la démocratie: il faut en finir avec les laïques.
C'est cette idée qu'il a développée lors du rassemblement populaire qu'il a animé hier à Oran. «Le plus grand préjudice dans ce pays est les partis laïques, ces derniers nuisent à la démocratie», a-t-il affirmé.
A travers cette déclaration, le président du PJD, Abdallah Djaballah, en réitérant ce qu'il a qualifié auparavant de «principe pour lequel aucune concession ne soit accordée», a expliqué clairement le socle sur lequel repose la politique de son parti, à savoir le rejet catégorique de la séparation de la religion du champ politique.
D'autre part, M.Djaballah rejette également toute révision de la Constitution expliquant que «la Constitution contient des lacunes et des insuffisances sur plusieurs plans à chaque fois qu'elle est révisée». Là encore, Djaballah Abdallah, tout en critiquant les révisions précédentes, n'a pas dissimulé ses positions et ses craintes quant à la prochaine Constitution qui verra le jour après les élections législatives du mois de mai. «La Constitution de févriers 1989 contenait autant d'insuffisances et de lacunes tandis que celle de 1996 a accordé plus de prérogatives au Président, qui a centralisé à son niveau tout le pouvoir», a-t-il expliqué, ajoutant: «J'ai appelé au boycott de la révision de la Constitution de 1996 qui était minée.» Et d'ajouter que «depuis, les manoeuvres mises en marche contre notre parti ont commencé».
A décortiquer cette déclaration, Abdallah Djaballah semble rappeler que son échec dans la gestion des partis qu'il a créés a été fomenté alors que ses pairs ont été manipulés.
Pour revenir à la révision prochaine de la loi fondamentale du pays, le patron du Parti de la justice et développement est très explicite déclarant que «la révision doit être globale et touchera aussi bien le volet politique que social tout en prenant en compte la religion musulmane». Et d'ajouter que «la révision de la Constitution doit concerner aussi bien la justice que l'administration alors que la finalité envisagée est d'atteindre la révision du système de gouvernance, la finalité étant de bien servir les populations». Se donnant rendez-vous dans la salle du cinéma Colysée, plusieurs militants et sympathisants du parti de Djaballah se sont regroupés dans la place Roux, à M'dina Djedida, pour battre le pavé. Les marcheurs ont durant leur longue marche scandé des slogans favorables à leur chef tels que «Djaballah président».
Un tel mot d'ordre a laissé perplexe puisque aucun des présents, hormis les plus proches du parti, n'a pu décrypter un tel message répété en choeur par une foule aussi nombreuse tout le long de l'itinéraire de la marche.
Est-ce que Abdallah Djaballah se prépare d'ores et déjà à l'élection présidentielle qui aura lieu en 2014? Y a-t-il un quelconque mouvement de redressement au sein du parti fraîchement agréé au point que les partisans de Djaballah apportent leur allégeance à ce dernier?
L'avenir nous le dira bientôt!

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