lundi, janvier 30, 2012

UN GROUPE TERRORISTE TENTE DE S'INFILTRER À TAMANRASSET : L'ANP intercepte quatre véhicules chargés d'armes

L'Armée nationale populaire vient de faire avorter une énième infiltration d'un groupe terroriste
L'Armée nationale populaire vient de faire avorter une énième infiltration d'un groupe terroriste
Le Mali, à partir duquel sont combinées les opérations subversives d'Al Qaîda au Maghreb islamique demeure, pour les experts et spécialistes des questions sécuritaires, le maillon faible.
L'Armée nationale populaire vient de faire avorter une énième infiltration d'un groupe terroriste en provenance du Mali. L'opération a été menée samedi matin, aux frontières algéro-maliennes, dans la wilaya de Tamanrasset, sur la base de renseignements, faisant état d'un mouvement suspect de quatre véhicules tout-terrain, à bord desquels des individus armés se dirigeaient vers la bande frontalière algérienne. Aussitôt informées, les forces de sécurité dressent un dispositif sécuritaire important pour intercepter le groupe armé. Ce dernier, n'ayant pas prévu un tel dispositif décide de faire marche arrière. Selon les renseignements en possession des forces sécuritaires, ce groupe est derrière les dernières attaques communes entre Al Qaîda au Maghreb Islamique et le Mnla des Touareg qui ont eu lieu au Mali.
D'ailleurs, l'Algérie vient de geler son assistance militaire à ce pays aux fins d'éviter que le Mali saisisse l'occasion pour combattre le Mnla. Selon le quotidien Al Khabar, l'Algérie a retiré ses consultants militaires de la lutte antiterroriste du Mali qui avaient pour mission de coordonner des stratégies communes pour prévenir des actions terroristes et pour affronter les menaces des réseaux d'Al Qaîda. Cette décision, précise ce quotidien qui cite des sources très bien informées, a été motivée après que le gouvernement malien ait retiré ses éléments militaires pour les orienter vers des combats contre ledit mouvement. A ce propos, l'Algérie avait averti le Mali quant à l'utilisation du matériel militaire algérien à des fins autres que la lutte contre la nébuleuse.
L'Algérie a décidé de retirer toute assistante jusqu'à nouvel ordre, rapporte encore ce quotidien. Depuis l'éclatement de la crise conflictuelle en Libye, le Sahel est considéré comme zone rouge: actes terroristes, rapts multiples contre des ressortissants européens et circulation à outrance d'armes, en provenance de Libye. S'agissant de ce dernier point, des sources sécuritaires nous ont confié que la prolifération des armes libyennes à atteint même le nord-est du pays. Sans donner plus de détails, nos sources révèlent qu'une quantité circule à El Tarf, raison pour laquelle, a priori, le commandement de la 5e Région militaire a mis en place un dispositif militaire impressionnant: un barrage est positionné tous les 10 km, par la Gendarmerie nationale, ce que nous avons pu constater de visu, comme d'ailleurs sur les routes menant vers Souk Ahras, Annaba et Tébessa. Rien n'est laissé au hasard. Fouilles de véhicules, à l'aide de matériel de détection d'explosif, et vérifications d'identité sont subies par les automobilistes, qui ne semblent, cependant, pas gênés par ces procédures, disent-ils, du moment que c'est pour la sécurité de tous. Il va sans dire que la situation au Sahel est une préoccupation transnationale, tant pour les pays du champ concernés directement, dont les ministres des Affaires étrangères étaient réunis les 23 et 24 du mois courant, que pour l'Europe, notamment la France, qui négocie toujours la libération de ses ressortissants, et les USA dont la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, est attendue prochainement à Alger.
L'objectif de sa visite entre justement dans le cadre, outre du dossier de coopération économique, mais également de la lutte antiterroriste, essentiellement par rapport au contexte qui prévaut au Sahel.
Les pays du champ, qui avaient exprimé leur refus quant à toute intervention militaire étrangère, n'excluent pas néanmoins une coopération extrarégionale. Les USA avaient, à chaque occasion, soutenu les efforts consentis par les quatre pays du Sahel, notamment l'Algérie, fer de lance dans la lutte antiterroriste dans cette zone.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire