lundi, janvier 30, 2012

Les militants de Barbacha partagés


Les sections FFS des communes de Barbacha et Kendira étaient en conclave, samedi dernier, dans le cadre des consultations de la base quant à la participation, ou non, aux élections législatives du 12 mai prochain, une rencontre présidée par le secrétaire fédéral, le Dr. Khalef.
Le débat s’est fait surtout autour d’un document de synthèse sanctionnant les travaux de la commission de stratégie politique, chargée de préparer la convention nationale prévue pour le 11 février. Dans ce canevas de la convention, l’on demande à la base du parti d’Ait Ahmed d’examiner et de débattre des options de la participation ou du boycott, tout en notifiant les avantages et les inconvénients politiques de chacune de ces positions antagonistes. Sachant que le FFS s’est illustré dans le passé par le boycott en plusieurs échéances électorales, il a été constaté, lors de cette rencontre avec les militants de Barbacha, que pour cette fois-ci, les avis divergent au sein du parti. A en entendre plusieurs interventions de militants, élus ou cadres locaux du FFS, l’on déduit que la base est divisée en deux pôles, ceux qui appellent à la participation aux législatives prochaines et ceux qui prônent le boycott. Pour ces derniers, l’on avance des arguments comme ‘’ la fraude électorale, le manque d’impartialité et de neutralité de l’administration, la perte de la crédibilité de l’élu à l’assemblée nationale’’. Le désintéressement du citoyen à la chose politique, qui pourrait se traduire par un grand taux d’abstention au vote, a été aussi évoqué par ceux qui prônent le rejet des élections en estimant qu’il faut “d’abord passer par la constituante’’, cheval de bataille du parti d’Ait Ahmed. De leurs cotés, les militants optant pour la participation avancent deux raisons pour justifier leur position. Il y’a d’abord cette nécessité de réhabiliter le travail politique à la base et de mettre, ensuite, fin au vide, qui est à leurs yeux à l’origine de la désertion de nombreux militants, puis de ne pas manquer à prendre part à la prochaine assemblée qui aurait à réviser la constitution.
Autrement dit, et en dépit de ce débat contradictoire, le Front des Forces Socialistes, en consultant sa base pour prendre son avis, ne tranchera définitivement qu’à travers son Conseil national qui rendra son verdict après la réunion de la convention nationale.

Nadir Touati

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