lundi, octobre 31, 2011

Financement des start-up algériennes : Création d’un fonds privé algéro-américain

D.R

Un fonds d’investissement privé destiné au financement des petites entreprises algériennes opérationnelles ou en phase de constitution vient d’être créé, a annoncé hier à Alger le président du Conseil d’affaires algéro-américain (UABC), M. Smail Chikhoune. « Un fonds d’investissement privé a été crée dimanche à Alger et l’initiateur de cette démarche, à savoir l’organisation algérien ne start-up initiative (ASI) fondée par la diaspora algérienne en Californie, a déjà sélectionné 14 entreprises activant dans les nouvelles technologies », a indiqué M. Chikhoune sur les ondes de la Radio nationale. « Nous avons la chance d’avoir des algéro-américains qui veulent travailler en Algérie », a-t-il lancé faisant savoir qu'ASI était en train de préparer un programme de recensement des start-up algériennes dans les nouvelles technologies. La création du fonds, baptisé « Casbah business managers », a été annoncée en marge de la visite d’une délégation américaine conduite par la représentante spéciale du Département d'Etat pour les Affaires commerciales et les entreprises, Mme Lorraine Hariton. La création de start-up, ou jeunes entreprises à fort potentiel de croissance, figure au menu de cette délégation, composée d’une quinzaine d’investisseurs américains, de représentants d'organisations non-gouvernementales, d’universitaires ainsi que de l'UABC. Interrogé sur les modalités de financement de ce fonds, M. Chikhoune a répondu qu’elles étaient toujours en discussion. Les projets initiés par les jeunes dans le cadre de l’Ansej constituent l’un des segments ciblés par les initiateurs du fonds. « Nous allons travailler avec le gouvernement algérien, avec l’ANSEJ dont le programme est exceptionnel, extraordinaire et qui n’existe pas par ailleurs », a-t-il soutenu, exprimant son souhait de travailler aussi avec les ministères de l’Industrie et des Télécommunications pour aider la création d’entreprises dans ces domaines. Les TIC, les chemins de fer et le médicament semblent intéresser également les américains, selon le président d’UABC. « Nous espérons développer en Algérie, dans la nouvelle ville de Sidi-Abdellah, un écosystème similaire à celui de Boston, où activent ensemble des campus de laboratoires de recherche médicale et d’universités », a-t-il dit. Evoquant la Foire internationale de Dallas (Texas), prévue en avril 2012, l’opérateur algéro-américain a promis que son conseil « facilitera la présence des exportateurs algériens » à cette manifestation. Les Etats-Unis sont le premier client de l’Algérie avec 9,26 milliards de dollars d’exportations algériennes d’hydrocarbures, soit 21% de la totalité des exportations, et le sixième fournisseur avec près de 2 milliards de dollars d’exportations américaines. Les investissements américains dans le secteur des hydrocarbures en Algérie, où ils sont présents depuis les années 1980, étaient de 16 milliards de dollars en 2010 et devraient atteindre 18 milliards de dollars en 2011, a prédit M. Chikhoune qui a noté que 125 compagnies américaines activent actuellement en Algérie.


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