jeudi, juillet 28, 2011

Le journaliste Arezki Aït Larbi arrêté puis relâché

Le journaliste Arezki Aït Larbi a été arrêté par la police, hier à Chéraga, à l?est d?Alger, avant d?être relâché en fin d?après-midi.
En se rendant à la sûreté de daïra de ladite ville pour s?enquérir du dossier d?agrément de son journal, la police lui a signifié qu?il étaitrecherché en vertu d?un mandat d?arrêt qui remonte à 1997, pour une affaire de diffamation contre par Abdelkader Sallat. «Une fois sur place, je décline mon identité, les policiers m?informent que je suis sous le coup d?un mandat d?arrêt et que je suis en état d?arrestation», nous aindiqué le journaliste.
Alors qu?il tentait d?expliquer que le dossier était clos et que le procès avait eu lieu en mai 2007, l?officier de la police judiciaire rédigeait son PV d?audition, menaçant même le journaliste de passer la nuit à Serkadji, nous a confié Arezki Aït Larbi.«Chiche !» lui a-t-il répondu.
L?information fait le tour des rédactions et des journaux électroniques.
La police change de ton.
Le journaliste sera ainsi relâché après avoir passé tout l?après-midi au commissariat.
L?affaire remonte à 1997, lorsque Arezki Aït Larbi publieune tribune dans l?Evènement du jeudi, où il décrivait les terribles conditions de détention, au sinistre pénitencier de Lambèse, des militants des droits de l?homme en 1985.
A cette époque, Abdelkader Sallat est directeur central des pénitenciers.
Se sentant diffamé, il déposeplainte contre le journaliste.
A son insu, Aït Larbi est condamné à six mois de prison ferme par contumace alors qu?il n?a jamais quitté Alger.
Interpellé à l?aéroport d?Alger en 2007, le journaliste est acquitté au terme d?un procès qui a vu défiler à la barre des ancienscodétenus d?Aït Larbi, dont le président d?honneur de la Laddh, Ali Yahia Abdennour, Fawzi Ali Rebaïne et Arezki About.
Tous ont confirmé la pratique de la torture et les conditions de détention les plus inhumaines.
Le procès devient alors celui de la torture.
Correspondant duquotidien français le Figaro et directeur de la maison d?édition Koukou, Arezki Aït Larbi est connu pour ses écrits et ses positions critiques à l?égard du pouvoir.

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