jeudi, mars 31, 2011

Le gouvernement répond « L'Algérie n'a pas les problèmes des autres pays arabes »

Le gouvernement répond  « L’Algérie n’a pas les problèmes des autres pays arabes »

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a assuré mercredi que son pays ne traversait pas une crise politique comme nombre d’autres pays arabes, mais plutôt des “crises sociales”.

L'analyse du gouvernement algérien sur les révoltes arabes est tombée : le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, intervenant sur la chaîne de télévision A3, a rejeté toute comparaison entre son pays et les autres Etats arabes secoués par de profonds troubles politiques. « Ce qui se passe dans ces pays les concerne. Ce sont leurs affaires internes? » Et l'Algérie ? « L’Algérie ne vit pas une crise politique mais plutôt des crises sociales qui ne nécessitent ni la dissolution du parlement ni un changement de système politique ».

Cette « crise sociale », selon Ouyahia, est née « à cause du chômage et de la pénurie de logements », a-t-il dit en reconnaissant toutefois que “Nous avons toujours de la corruption en Algérie”.

L'Etat n'est pour rien dans les émeutes qui « ont été préfabriquées à 60 % par les barons de l'informel » sans donner de noms, ni de précisions. « La contrebande et l'informel, si on les combat frontalement, on risque de déstabiliser le pays. On le fait par tranches », a?t?il dit.

Vue sous cet angle, la situation n'exige donc pas des « solutions radicales » comme le changement de régime ou, comme le suggère l'opposition, le recours à une assemblée constituante. Il n'y a pas, en Algérie, de crise politique majeure nécessitant la dissolution du Parlement et le départ du gouvernement. C'est donc sans surprise que M. Ouyahia s'est prononcé contre la Constituante qui, selon lui, « ne peut intervenir que dans des circonstances bien précises, comme dans les cas d’une crise politique ou d’une paralysie des institutions » Ce serait, selon lui, la remise en cause de tout ce qui a été fait depuis l'indépendance. « La constitution, c'est?à?dire remettre tout à plat. Après va?t?on s'entendre sur quel type d'ةtat ? Islamique, laïc, républicain ? », s'est?il interrogé.

Pour illustrer la bonne santé politique, Ahmed Ouyahia souligne : « Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n'avons pas d'opposants politiques en prison, ni d'exilés politiques. », a expliqué M. Ouyahia.

Bref, on l'aura compris : le pouvoir ne veut pas de changement.

 

L.M.

 

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