jeudi, novembre 25, 2010

Algérie Etusa: Des bus aménagés pour les handicapés avant la fin 2010

"D'ici la fin de l'année, deux bus équipés et aménagés seront mis à la disposition des handicapés et de toute personne dont la motricité est réduite", a annoncé, hier, le DG de l'Etusa en marge de la célébration de la Journée mondiale des victimes de la route par l'association El Baraka. Selon Krim Yacine, "c'est la générosité de la Sonatrach qui a abouti à l'acquisition de deux bus qui seront destinés au transport de cette catégorie de personnes après réaménagement.

Nous n'avons rien inventé, mais juste copié ce qui se fait pour cette frange de la société dans les pays européens, à savoir un transport aménagé et à la demande". L'Etusa compte lancer l'opération par deux bus au niveau de la capitale et investir pour parvenir à un parc de six à dix bus en 2011. Les autres wilayas ne seront pas en reste puisque l'entreprise prévoit d' équiper chacune de cinq bus aménagés.

"Vous n'êtes pas seuls, nous sommes là pour vous aider et vous faciliter la vie", a lancé le DG de l'Etusa aux handicapés ayant pris part à cette manifestation. Krim Yacine est également revenu, en marge de la rencontre, sur l'introduction de la billetterie électronique en affirmant que "cette opération se déroule dans de bonnes conditions après quelques petites contraintes avec les usagers auprès desquels on s'excuse". Et d'ajouter : "Lancée graduellement, l'opération a été généralisée. Le paiement se fait dans les bus, et nous comptons ouvrir bientôt deux points de vente à El-Biar et à Belcourt. Des abonnements mensuels et annuels seront proposés aux usagers à des tarifs concurrentiels."

1,5 million d'infractions pour un parc de 6 millions de voitures

Pour revenir à la manifestation du jour, elle s'est déroulée au niveau de la direction générale de l'Etusa, à l'initiative de l'Association d'aide aux handicapés El Baraka. L'association lance une nouvelle tradition, à savoir la célébration de la Journée mondiale des victimes de la route arrêtée au 21 novembre par l'AG des Nations unies. Décrétée en 2005 pour dire stop au massacre de la route suite à des statistiques mondiales effarantes, 1,3 million de victimes à travers le monde, c'est la première fois que cette date est célébrée en Algérie. "Ce sera désormais une tradition", promet un des représentants de l'association El Baraka.

Selon Messaoud Nacer, "le phénomène de la violence routière touchera davantage les pays qui ont un faible revenu en raison de l'état du réseau routier, un des premiers facteurs augmentant les risques d'accidents, et de la vétusté du parc automobile". Il ajoute que l'évaluation des accidents de la route doit englober l'ensemble des accidents et pas seulement ceux qui causent des pertes humaines. C’est-à-dire même les collisions quotidiennes qui atteignent les 300 000 par an. Intervenant à son tour, le représentant de la DGSN rappelle les statistiques de ce phénomène certes en régression, mais qui fait d'innombrables victimes. "Nous recensons pas moins de 11 morts en une seule journée", note d'emblée Tatachek. Selon l'orateur, les dix premiers mois de l'année en cours ont été marqués par une régression du phénomène de 13,57%, moins 14,61% de décès et moins 15,9% de blessés par rapport à la même période en 2009.

Ceci grâce aux nouvelles dispositions du code de la route et aux sanctions. Il faut savoir que pas moins de 1,5 million d' infractions routières ont été commises. Ce qui fera dire à l'orateur que "près du quart des automobilistes ont violé le code de la route. Ce qui est énorme". D'autres interventions ont marqué cette journée à laquelle ont pris part des représentants de Peugeot, d'Alliance-Assurances, de l'ambassade américaine et d'artistes. ہ noter, enfin, que des prix ont été remis à près d'une vingtaine de bons chauffeurs de l'Etusa qui n'ont jamais commis d'accident en plus de vingt ans de service.

source: Liberte

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