samedi, novembre 27, 2010

Affaire du cargo Béchar: Perpétuité requise pour cinq accusés

Le procureur général a, dans son réquisitoire, demandé l'application de la peine maximale à l'encontre de cinq accusés - l'ex-président-directeur général de la compagnie, Ali Koudil, le directeur de l'équipement et des techniques, le directeur technique du navire, l'inspecteur technique du bateau le Béchar, le directeur de l'armement du navire - et deux ans de prison ferme à l'encontre d'un sixième accusé, en l'occurrence l'ingénieur technique chargé du suivi du navire. La responsabilité pénale, a-t-il ajouté, «incombe aux cinq accusés qui savaient parfaitement que le navire n'était pas prêt à prendre la mer, d'où le caractère criminel des faits qui leur sont reprochés».

Le naufrage du Béchar, a-t-il dit, «n'était pas une fatalité» comme l'ont déclaré les accusés, soulignant qu'il adhérait à la position de la partie civile dans l'affaire pour ce qui est de l'établissement des responsabilités en les personnes des accusés qui sont, selon lui, «responsables de ce naufrage». «Les accusés n'ont pas pris les précautions nécessaires pour garantir la sécurité du navire et de son équipage», a relevé le procureur général qui a précisé que «tous les témoins étaient unanimes à dire que le naufrage était dû aux carences du navire».

Les avocats de la partie civile avaient auparavant affirmé, lors de l'audience, que l'établissement de la responsabilité dans l'affaire du Béchar requérait la définition des obligations de l'armateur en matière d'assurance du navire, de son armement pour la navigation, de la disponibilité des provisions en médicaments et eau pour l'équipage, conformément aux critères en vigueur dans la loi sur la navigation maritime. Après avoir passé en revue de nombreux témoignages et rapports des parties concernées en la matière, ils ont considéré que la CNAN «n'a pas respecté ses engagements car les autorisations d'exploitation du navire, de la radio et du radar avaient expiré, outre les pannes enregistrées au niveau des générateurs électriques du navire et de l'ancre».

Le Béchar avait, selon les plaidoiries, pris la mer sans son commandant et en l'absence des officiers du pont, ce qui montre qu'il était en situation illégale, comme l'a souligné un des avocats. Les avocats de la partie civile se sont interrogés sur l'absence du contrôle technique du navire, insistant sur le fait que ces responsables auraient pu décider la non-autorisation de la sortie en mer du navire en raison des mauvaises conditions climatiques qui prévalaient alors. Le tribunal criminel devait entendre, hier après-midi, la plaidoirie de la défense des accusés avant les délibérations et le prononcé du verdict.

Le naufrage du navire le Béchar, en novembre 2004, a fait 18 morts parmi les membres d'équipage. Le tribunal criminel près la cour d'Alger avait entamé l'examen de l'affaire en octobre dernier, mais avait décidé de la renvoyer en raison de l'absence de la défense de deux accusés, ce qui a amené le président de la cour à désigner deux avocats à leur place. La section criminelle du tribunal de Sidi M'hamed avait examiné cette affaire en mai 2006. Cinq accusés avaient été condamnés à 15 ans de prison et le sixième à une année de prison avec sursis, mais ils ont introduit un recours en cassation auprès de la Cour suprême la même année.Jeudi dernier, l'ex-président-directeur général de la CNAN, Ali Koudil, s'est défendu devant le tribunal des griefs qui lui sont reprochés.

Dans son plaidoyer, dont Liberté a repris de larges extraits, M. Koudil a soutenu que les naufrages du Béchar et du Batna étaient dus à la force de la tempête, qui était extrêmement violente, et au point de mouillage.
Il a expliqué que les deux navires en question étaient à quai. «Je ne suis pas armateur ni technicien», a-t-il affirmé, avant de préciser que «l'armateur est celui qui exploite un navire en son propre nom, alors que moi j'ai un contrat de travail et le bénéfice de la compagnie, je ne l'empoche pas».

Il a ajouté que «les deux navires devaient aller au port de Béjaïa pour maintenance - un contrat avait été signé le 16 novembre 2004, soit deux jours avant le drame». Commentant les témoignages, Ali Koudil a soutenu qu'«ils ne sont pas crédibles». Pour lui, «ce sont des représailles». Il a indiqué également que «personne n'a prévu ces insuffisances». «Je ne pouvais jamais envoyer des gens à la mort et le commandant de bord ne pouvait se suicider. Quel intérêt aurais-je dans cette tragédie, je me retrouve en prison pour un délit que je n'ai pas commis», a plaidé Ali Koudil.

source: Elwatan

Algérie: Hocine Keffous et son petit parc zoologique

Sa grosse tignasse enfouie entre ses puissantes pattes, sa majesté «Izem», le lion, animal mythique et seigneur des animaux, fait la sieste, sans se soucier le moins du monde des admirateurs qui le dévorent des yeux.

Depuis quelques mois, Ulysse est la coqueluche d'un petit zoo installé sous les figuiers et les oliviers. Il faut reconnaître que ce n'est pas très commun de s'appeler Ulysse, de naître à Alger et de se retrouver dans une cage sur les hauteurs d'Akbou ; même quand on est un lion à la belle crinière dorée, il y a des destins qui échappent singulièrement aux savanes africaines du Serengueti et du Massai Mara pour se réfugier sous les latitudes plus fraîches du Djurdjura.

Dans un monde d'hommes où l'animal trouve de moins en moins de place, voir de vrais animaux ailleurs que sur un écran de télé nécessite d'aller dans l'un des derniers endroits qui leur sont consacrés. Un cirque ou un zoo.

La ville d'Akbou ne possède ni l'un ni l'autre, elle est plus connue pour ses produits agroalimentaires que pour ses animaux exotiques, mais un homme, seul, à force de volonté et de persévérance, a réussi à créer un petit parc zoologique qui fait le bonheur des petits et des grands. Cet homme, c'est Hocine Keffous, mais tout le monde l'appelle simplement aâmi l'Hocine. Avec sa barbe de patriarche et ses cheveux blanchis par l'âge, il ressemble un peu à Omar Sharif ou à Charlton Heston, ou alors à Noé sur son arche. C'est dans son petit parc qu'il nous reçoit avec cette disponibilité et cette gentillesse toutes naturelles qu'ont les gens du cru.

Aâmi l'Hocine ouvre la cage de l'aigle royal et s'approche doucement de cet autre animal mythique, seigneur des airs et des cimes altières. C'est drôle, mais notre homme possède le même profil taillé à la serpe que son hôte. Même nez busqué, même regard acéré et même port altier. Cet homme a dû être un fauve ou un condor dans une vie antérieure, c'est ce qui expliquerait peut-être cette relation si profonde, fusionnelle qu'il a avec les bêtes à poils ou à plumes.

Contrairement aux autres animaux, les hommes sont compliqués, ils viennent, vous tressent des couronnes de louanges, vous habillent de promesses et repartent sans jamais se retourner. Beaucoup de responsables ont promis de l'aider à réaliser son rêve : faire un vrai parc zoologique.
Toutes ses promesses ont fondu comme une motte de beurre sous le soleil d'Akbou un mois de juillet. Oui, mais croire que cela va le décourager serait vraiment mal connaître ce montagnard à la volonté aussi inébranlable que le socle du Djurdjura. Il continue seul à entretenir la petite ménagerie.

«Je travaille en pure perte. C'est la passion et le ??nif'' qui me poussent à continuer», dit-il. Il a beau frapper à toutes les portes, mais elles refusent obstinément de s'ouvrir. «Un jour, j'ai demandé audience au wali de Béjaïa. Celui-ci a accepté, mais c'est son chef de cabinet qui m'a reçu. J'ai refusé de lui parler car, dans ce pays, il vaut mieux s'adresser au Bon Dieu qu'à ses saints», se rappelle-t-il. Il est également vrai que, dans ce pays, il lui est plus facile de rentrer dans la cage du lion que dans le cabinet du wali.

Rien que pour nourrir les pensionnaires carnivores, tels que les rapaces, la hyène rayée et le lion, il faut au minimum 20 kg de viande par jour. Heureusement que ses amis chasseurs lui viennent en aide. Ils lui ramènent régulièrement du gibier.

Ainsi, le sanglier est souvent au menu des carnassiers. Il faut également près de vingt quintaux d'aliments par mois pour nourrir les autres bêtes. Aâmi l'Hocine ne reçoit aucune subvention d'où qu'elle vienne. «En visite dans la région, le maire d'Aubagne est venu visiter le parc, mais celui d'Akbou n'a jamais mis les pieds ici», dit-il, comme pour illustrer ce peu de considération affichée pour son projet pourtant reconnu d'utilité publique, pédagogique et scientifique. Dernièrement, il a acheté une autruche chez un particulier, éleveur à Koléa ; coût de l'opération : 5 millions de centimes. Heureusement que les forestiers de Béjaïa lui ramènent des espèces qu'ils arrivent à récupérer des braconniers qui sévissent dans les massifs forestiers de la région. Les vétérinaires du parc du Hamma lui donnent aussi un coup de main.

Sur proposition des autorités de la wilaya, aâmi l'Hocine devait construire un parc zoologique près de l'aéroport de Béjaïa. Il y a six ans de cela. Un projet qui aurait apporté un plus incontestable, de surcroît à une wilaya considérée comme l'une des premières destinations touristiques du pays.

Après avoir engagé un architecte et réalisé des plans, le projet a fini par être abandonné par ses instigateurs qui l'ont probablement enterré sous une pile de dossiers dans un tiroir sans aucune explication. L'un de ses rêves s'est tout de même réalisé tout récemment. Acquérir un lion pour remplacer «Rostom», le vieux félin et compagnon qu'il a perdu en 2000. Cela a tout de même pris 10 longues années de démarches infructueuses. Finalement, le parc du Hamma, auquel il s'est adressé lui a demandé 200 millions de centimes pour lui céder un spécimen. Une somme astronomique pour ce ferronnier de métier dont la recette journalière au niveau du parc qu'il a aménagé de ses propres mains n'excède pas 1000 DA/jour. Une pacotille qui ne suffit même pas à assurer la becquée des rapaces.

La direction du parc a fini par revenir à de meilleurs sentiments et lui proposer un échange. Une mangouste contre des cerfs daims et un lot d'animaux comprenant un chacal, une femelle porc-épic et des canards de Barbarie contre un lion. Ne dites surtout pas au lion qu'il a été échangé contre un chacal. Son altesse royale risquerait d'en prendre ombrage. Le parc du Hamma voudrait aussi une hyène rayée, comme le très beau spécimen que aâmi l'Hocine possède, mais ce charognard rarissime n'est pas facile à dénicher. Lui, il l'a eu par l'intermédiaire de braconniers qui l'ont pris au collet dans une forêt située sur les hauteurs de Boudjellil. Il a dû tout de même se fendre de 6 millions de centimes pour que les jeunes braconniers consentent à lâcher leur proie. L'idéal serait de lui trouver une femelle pour qu'il puisse se reproduire.

Ce serait une manière de préserver cet animal emblématique, hélas, classé sur la liste des espèces en voie de disparition. Aâmi l'Hocine a fabriqué lui-même toutes les cages, toutes les volières et tous les enclos du parc bâti sur ses propres terres. Il lui reste encore assez de volonté et assez d'espace sur son terrain pour agrandir le projet et en faire un vrai parc zoologique, pour peu que les autorités compétentes lui facilitent les choses. Naturellement.

A commencer par l'achèvement de cette route qui mène d'Akbou à Tifrit et qui dessert son parc. Elle se trouve actuellement bloquée par la volonté de quatre riverains qui refusent de céder un pouce de terrain, quand bien même leurs constructions sont illicites. Pour aâmi l'Hocine, pas de route, pas de visiteurs. Pourtant, cette route est d'une importance vitale pour la ville d'Akbou qui ne peut plus réaliser d'expansion que vers ce flanc de montagne relativement préservé.

Disposer d'un parc zoologique à Akbou ou au chef-lieu de wilaya serait pourtant un plus pour toute la région qui serait gagnante sur les plans touristique, écologique et pédagogique. Voilà un homme qui possède le savoir-faire, l'expérience et la volonté nécessaires pour mener à terme ce projet. Ce fils de chahid, dont l'amour du pays n'a d'égale que la passion qu'il a pour les animaux, se dit prêt à étudier toute proposition allant dans ce sens.

Il a suffisamment payé de sa personne pour qu'on comprenne enfin que l'homme n'est pas mû par l'appât du gain, mais par la passion. Une passion pour les animaux qu'il veut aujourd'hui partager avec le plus grand nombre.

source: Elwatan

Algérie (Kabylie): Les élus RCD protestent devant la mairie d'Azazga

Cette action est une grande première dans les annales de la région, puisque ce sont les élus des APC et de l'APW, mais aussi des sénateurs et des députés qui ont fermé le siège de la mairie tout en observant un sit-in en signe de protestation "contre le danger menaçant l'ensemble de la population".

"Nous sommes affligés par toute cette série de rapts et d'assassinats répétés en Kabylie, mais aucune enquête n'a été ouverte à ce jour. Nous avons reçu des entrepreneurs complètement désorientés, ne sachant à quel saint se vouer. Hend Slimana (Allah y'rahmou) nourrissait à lui seul plusieurs familles. Ajoutez à cela le mutisme, loin d'être innocent, appliqué contre toute notre région la Kabylie par la télévision nationale, alors qu'elle ne manque jamais de s'émouvoir et de pleurer, au moindre acte de violence commis en Irak, en Palestine ou autre pays étranger", déplore le collectif d'élus.

L'action de jeudi a été décidée par le Forum des élus locaux du RCD après sa réunion tenue, lundi dernier à Azazga, à l'issue de la marche populaire qui avait eu lieu le matin du même jour à Fréha pour dénoncer l'impunité et l'insécurité suite à l'assassinat de l'entrepreneur Hend Slimana, mais aussi après l'enlèvement et la séquestration pendant sept jours de son cousin Omar, libéré la veille sans conditions, rappelle-t-on. Par leur sit-in, les élus protestataires entendaient "tirer la sonnette d'alarme et interpeller les pouvoirs publics devant les agressions, menaces et intimidations commises par des énergumènes sévissant en toute impunité".

Un point de presse a été tenu dans l'enceinte de la mairie par les mêmes élus qui ont rendu publique une déclaration où ils appellent "les concitoyens à rester mobilisés, unis, solidaires et vigilants pour faire barrage aux nombreuses tentatives de déstabilisation de la région, qui vit des évènements graves : kidnappings, assassinats ciblés d'opérateurs économiques, émeutes, désordre, injures et menaces à l'endroit des élus sous l'?il passif des services chargés d'assurer la sécurité des biens et des personnes. En plus de la nébuleuse salafiste, lâchée contre nos valeurs ancestrales, les relais de l'anti-kabylisme primaire sont à l'assaut d'une région qui refuse de se soumettre et de se normaliser. La transparence dans la gestion de nos élus locaux, qui présentent régulièrement des bilans avec des résultats probants sur le terrain de leur exercice à la tête des communes, dérange.

Pris de panique devant cet élan, les ennemis du développement utilisent des procédés sournois pour freiner l'action de nos élus, tout en tentant de les déstabiliser par des provocations gratuites. C'est le cas, dernièrement, lorsque des énergumènes ont proféré des insultes, obscénités, menaces contre les élus de la mairie d'Azazga, de l'agression dans son bureau du président de l'APC d'Illoula, des rapts, rackets, agressions et assassinats, qui ont eu lieu aussi aux Ouacifs, Maâtkas, Iflissen, Azeffoune, Beni Douala, Beni Zmenzer, Boghni (?)". "Que deviennent les nombreuses plaintes ? Que fait la justice ? Où est l'ةtat ?" s'interroge-t-on à travers des banderoles. "Aux kidnappings jamais élucidés, s'ajoute une impunité avérée, puisque de nombreuses plaintes émanant des élus et des citoyens n'aboutissent pas."

Insistant sur la véracité de l'empêchement de l'investissement du Pnud en Kabylie, les mêmes élus font remarquer que l'absence de développement, avec la pauvreté qui s'installe durablement dans la région et contredisent tous ceux qui claironnent que "l'argent est disponible !" pendant que les collectivités ne reçoivent que des miettes.

source: Liberte

Algérie: Le DGSN réunit les chefs SD de la capitale

Le directeur général de la Sûreté nationale a présidé mercredi dernier une réunion avec les 13 chefs de sûreté des daïras de la wilaya d'Alger. L'ordre du jour était l'actualisation du dispositif sécuritaire au niveau de la capitale et le plan d'action de la police suite aux troubles à l'ordre public.

Selon une source bien informée, la réunion a eu lieu au niveau de la 8e unité républicaine de la sécurité URS de Kouba en présence des cadres de la SW d'Alger. Le DGSN aurait instruit ces responsables à une lutte plus efficace contre la criminalité pour préserver les biens et les personnes, la prise en charge des problèmes et doléances des citoyens ainsi que ceux des policiers, le renforcement de la police de proximité et l'application des lois de la République. Selon notre source, le DGSN a beaucoup insisté sur le renseignement surtout dans les cas de troubles dans les quartiers populaires, les bidonvilles et l'envoi des rapports à temps pour prendre des mesures préventives et permettre une intervention policière efficace.

Il y a lieu de signaler que cette réunion est la première depuis le retour du DGSN des Lieux saints. Plusieurs quartiers de la capitale ont connu de violents affrontements suite à la démolition des bidonvilles.

source: Liberte

Tizi Ouzou: Des chacals s'attaquent aux villageois

Une dizaine de villageois ont été victimes d'attaques de chacals affamés, mardi et mercredi derniers, dans les localités de Bouzeguene et de Beni Zeki à l'est de la wilaya de Tizi Ouzou, avons-nous appris de sources locales. En effet, selon nos sources au moins 12 personnes ont été victimes de ces carnassiers qui seraient enragés. Les premiers cas ont été recensés mardi et le dernier mercredi dans les villages de Houra, Ahrik, Takoucht, Aït Salah, Aït Salam et bien d'autres villages et hameaux. Les chacals se sont même introduits dans certains villages où ils se sont attaqués à des adultes et enfants.

Parmi les victimes, un enfant de 8 ans et une femme, selon toujours nos sources qui ont indiqué que l'une des victimes a été surprise sur la route alors qu'elle descendait de sa voiture pour se dépanner. Selon des sources médicales, les 7 cas enregistrés jusqu'à jeudi dernier ont été pris en charge, les soins nécessaires leur sont prodigués, notamment le vaccin contre la rage. L'information de ces attaques qui a vite fait le tour de la région fait craindre de nouvelles attaques puisque la saison de la cueillette des olives bat son plein en Kabylie. Les habitants ne prennent pas le risque de sortir la nuit de peur de se retrouver face à ces canidés, qui, généralement, se déplacent en meute. Ces nouvelles attaques de chacals enragés surviennent après celles enregistrées en janvier 2006 dans la région de Boghni.

Deux victimes ont été blessées lors de ces attaques ; l'une d'elle avait même réussi à abattre l'animal qui l'avait mordu et a pu confirmer qu'il était enragé. A l'époque, l'affaire a été à l'origine d'une rumeur selon laquelle une autre race de chacal rôdait en Kabylie mais vite démentie par les responsables du Parc national du Djurdjura. Certes, le manque de chasseurs fait que les chacals et les sangliers prolifèrent, mais les autorités doivent prendre au sérieux ce phénomène et rassurer les populations.

source: Le jour d’algerie

Protection civile Algérie: dispositif à l'aéroport d'Alger pour la prise en charge les hadjis

Quarante agents de la protection civile ont été mobilisés à cet effet dont 20 éléments féminins encadrés par une équipe médicale dotés de deux ambulances et deux véhicules de télécommunication, a poursuivi la même source.

Outre la couverture médicale pour les secours légers et les aides à la descente d’avion tel le port des bagages des hadjis, les agents de la protection civile assurent des prestations au niveau des centres d’accueil en offrant aux hadjis et à leurs familles des boissons chaudes et d’autres services de confort.

Ce dispositif est opérationnel trois heures avant chaque vol et se poursuit jusqu’au dernier vol des hadjis en provenance des lieux saints.

APS

vendredi, novembre 26, 2010

Insécurité en Kabylie: Cri d'alarme des élus RCD

Cette action de protestation a regroupé des présidents et membres des APC, des députés et des sénateurs ainsi que le P/APW et des élus à l'Assemblée de wilaya issus de la formation de Saïd Sadi. «Il y a des élus des autres partis qui ont pris part à ce rassemblement, ils sont venus de leur propre chef. Nous sommes la première force politique dans la région, cependant nous souhaitons voir les autres partis prendre leurs responsabilités devant la situation qui prévaut en Kabylie. Il y a des élus qui se font agresser. Il y a des entrepreneurs qui demeurent toujours la cible des kidnappeurs. C'est la terreur», a déclaré le sénateur Mohamed Ikherbane.

«Nous voulons tirer la sonnette d'alarme sur le climat d'insécurité qui règne en Kabylie où le citoyen est livré à lui-même», a ajouté Hamid Maâkni, président du bureau régional du RCD à Tizi Ouzou. Le président de l'APW a précisé également que les membres de l'Assemblée de wilaya se réuniront incessamment pour débattre de la question sécuritaire dans la région. «Ce n'est pas seulement l'élu qui est menacé, mais il y a aussi les investisseurs et les entrepreneurs», a précisé M. Belabbas, tout en rappelant le décès de l'entrepreneur Hand Slimana, blessé le 14 novembre dernier, lors d'une tentative de rapt à Aghribs, et qui a succombé deux jours plus tard à ses blessures.

Par ailleurs, dans une déclaration rendue publique, les élus du RCD exhortent les citoyens de la région à rester «mobilisés, unis, solidaires et vigilants pour faire barrage aux nombreuses tentatives de déstabilisation».

source: Elwatan (Hafid Azzouzi)

Algérie-Japon: la prévention des séismes au centre d'une « grande réflexion »

« Actuellement, nous sommes en train de discuter avec les autorités algériennes pour identifier la façon adéquate de poursuivre notre coopération dans le domaine de la prévention des séismes qui a commencé juste après le séisme du 21 mai 2003″, a déclaré à l’APS M. Kamitani, qui accompagnait le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, dans une visite à un CEM à El-Mohammadia et une école primaire à Zéralda, touchés par le séisme.

L’ambassadeur du Japon a rappelé que les deux pays ont déjà entamé quelques projets de coopération concernant la reconstruction des établissements scolaires endommagés par ce séisme, une démarche qui a été renforcée par une étude approfondie.

APS

Souad Bendjaballah souligne l'importance d'une économie nationale fondée sur les connaissances

A une question posée par un député sur la mise à profit par les programmes gouvernementaux des résultats de la recherche scientifique et appliquée, lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, Mme Bendjaballah a indiqué que l’Algérie plaçait la recherche scientifique et le progrès technologique parmi ses priorités, en adhérant cet objectif à une trentaine de programmes de recherche nationaux des différents secteurs ».

APS

Algérie: Appel à la mise en place de tribunaux pour enfants

Intervenant lors d’une rencontre sur la protection des enfants des différentes formes d’agression sexuelle, le président du réseau NADA, Abderrahmane Arar, a mis en avant la nécessité d’affecter des tribunaux pour enfants afin de les protéger lors des procédures judiciaires des effets négatifs sur leur psychologie.

Dans ce contexte, M. Arar a indiqué que la durée des procédures judiciaires « est relativement longue au niveau des tribunaux », ce qui affecte négativement la psychologie de l’enfant et ses droits fondamentaux. Ces tribunaux prennent en charge les procédures judiciaires propres à l’enfance tels que les agressions sexuelles, la maltraitance et l’emploi des enfants.

L’intervenant a mis l’accent sur la nécessité de doter ces tribunaux de juges pour mineurs et d’avocats spécialisés dans le domaine de la protection des enfants, annonçant par la même le projet de programme de travail (2011-2013) portant sur les axes relatifs au traitement des enfants victimes d’agressions sexuelles notamment à travers des campagnes de sensibilisation.

Lors de cette rencontre, il a été procédé à la mise sur pied d’un groupe de travail sous la supervision du commandant général des scouts musulmans algériens (SMA),Noureddine Benbraham, chargé d’apporter des propositions préventives et des campagnes de sensibilisation pour la protection des enfants.

APS

jeudi, novembre 25, 2010

Algérie: Mise en service d'un système modèle de traitement des gaz de combustion à Ouargla

Le système permet de traiter de décomposer des gaz en combustion et des déchets solubles et insolubles pour une éventuelle récupération des déchets résultants, selon les explications fournies. Le directeur de l’environnement de Ouargla s’est félicité de l’invention qui, a-t-il dit, s’inscrit en droite ligne de la stratégie de protection de l’environnement.

Installé à la polyclinique privée de  »Dhiae » à Ouargla pour le traitement des déchets hospitaliers, ce système prévoit toutes les conditions et mesures nécessaires pour la protection, selon les normes internationales, de l’environnement, la lutte contre la pollution et la prévention de l’atmosphère, a expliqué son concepteur M. Ferhat Nili.

APS

Manuel Valls à Alger: la ville d'aujourd'hui doit relever le défi de la diversité

M. Valls qui est candidat à la primaire socialiste pour les élections présidentielles en France de 2012, a affirmé, lors d’une conférence intitulée « la gestion d’une grande ville de la région parisienne (Evry): un exemple d’organisation multiculturelle », que le défi à relever, dans la gestion d’une ville d’aujourd’hui, comme celle d’Evry, est « celui de faire vivre les citoyens dans leur diversité culturelle, religieuse et d’origine, ensemble et dans le respect mutuel ».

Estimant dans ce cadre que la double culture, voire plusieurs cultures, est « un enrichissement majeur », il a mis en avant la construction du nouveau centre-ville d’Evry où se côtoient la cathédrale, la mosquée et la synagogue.

APS

Algérie Etusa: Des bus aménagés pour les handicapés avant la fin 2010

"D'ici la fin de l'année, deux bus équipés et aménagés seront mis à la disposition des handicapés et de toute personne dont la motricité est réduite", a annoncé, hier, le DG de l'Etusa en marge de la célébration de la Journée mondiale des victimes de la route par l'association El Baraka. Selon Krim Yacine, "c'est la générosité de la Sonatrach qui a abouti à l'acquisition de deux bus qui seront destinés au transport de cette catégorie de personnes après réaménagement.

Nous n'avons rien inventé, mais juste copié ce qui se fait pour cette frange de la société dans les pays européens, à savoir un transport aménagé et à la demande". L'Etusa compte lancer l'opération par deux bus au niveau de la capitale et investir pour parvenir à un parc de six à dix bus en 2011. Les autres wilayas ne seront pas en reste puisque l'entreprise prévoit d' équiper chacune de cinq bus aménagés.

"Vous n'êtes pas seuls, nous sommes là pour vous aider et vous faciliter la vie", a lancé le DG de l'Etusa aux handicapés ayant pris part à cette manifestation. Krim Yacine est également revenu, en marge de la rencontre, sur l'introduction de la billetterie électronique en affirmant que "cette opération se déroule dans de bonnes conditions après quelques petites contraintes avec les usagers auprès desquels on s'excuse". Et d'ajouter : "Lancée graduellement, l'opération a été généralisée. Le paiement se fait dans les bus, et nous comptons ouvrir bientôt deux points de vente à El-Biar et à Belcourt. Des abonnements mensuels et annuels seront proposés aux usagers à des tarifs concurrentiels."

1,5 million d'infractions pour un parc de 6 millions de voitures

Pour revenir à la manifestation du jour, elle s'est déroulée au niveau de la direction générale de l'Etusa, à l'initiative de l'Association d'aide aux handicapés El Baraka. L'association lance une nouvelle tradition, à savoir la célébration de la Journée mondiale des victimes de la route arrêtée au 21 novembre par l'AG des Nations unies. Décrétée en 2005 pour dire stop au massacre de la route suite à des statistiques mondiales effarantes, 1,3 million de victimes à travers le monde, c'est la première fois que cette date est célébrée en Algérie. "Ce sera désormais une tradition", promet un des représentants de l'association El Baraka.

Selon Messaoud Nacer, "le phénomène de la violence routière touchera davantage les pays qui ont un faible revenu en raison de l'état du réseau routier, un des premiers facteurs augmentant les risques d'accidents, et de la vétusté du parc automobile". Il ajoute que l'évaluation des accidents de la route doit englober l'ensemble des accidents et pas seulement ceux qui causent des pertes humaines. C’est-à-dire même les collisions quotidiennes qui atteignent les 300 000 par an. Intervenant à son tour, le représentant de la DGSN rappelle les statistiques de ce phénomène certes en régression, mais qui fait d'innombrables victimes. "Nous recensons pas moins de 11 morts en une seule journée", note d'emblée Tatachek. Selon l'orateur, les dix premiers mois de l'année en cours ont été marqués par une régression du phénomène de 13,57%, moins 14,61% de décès et moins 15,9% de blessés par rapport à la même période en 2009.

Ceci grâce aux nouvelles dispositions du code de la route et aux sanctions. Il faut savoir que pas moins de 1,5 million d' infractions routières ont été commises. Ce qui fera dire à l'orateur que "près du quart des automobilistes ont violé le code de la route. Ce qui est énorme". D'autres interventions ont marqué cette journée à laquelle ont pris part des représentants de Peugeot, d'Alliance-Assurances, de l'ambassade américaine et d'artistes. ہ noter, enfin, que des prix ont été remis à près d'une vingtaine de bons chauffeurs de l'Etusa qui n'ont jamais commis d'accident en plus de vingt ans de service.

source: Liberte

mercredi, novembre 24, 2010

Algérie: Le scandale des familles sans-abri

Les Sans Domicile Fixe (SDF), voilà un terme qui choque plus d'un. Cette déshonorante appellation d'une personne ou d'une famille qui, faute d'avoir un toit comme tout le monde, se retrouve malgré lui ou elle à la rue dans un automne très froid. Aujourd'hui, elles sont plus de 1000 familles SDF, a erré dans les rues d'Alger.

Sans un toit digne de ce nom, ces ménages ont été forcément expulsés de leurs domiciles. Aujourd'hui, leurs enfants errent tout le temps dans les rues, privés même de leur enfance. Il s'agit là de plus de 3 000 enfants qui souffrent de cette situation. Au lieu d'avoir un abri chaud surtout avec la période de froid qui s'abat ces derniers jours sur Alger, ces enfants remplissent leur temps à errer dans les places publiques. Ces anges sont, malheureusement, marginalisés par la société, devant un travail peu apprécié du SAMU. Certes, plusieurs équipes du SAMU tentent bien que mal d'apporter leur soutien à ces centaines de familles marginalisées, mais malgré toutes ces procédures, voire ces aides, la situation de ces ménages demeure toujours catastrophique. Prenons l'exemple du SAMU de Dély Ibrahim ; ce dernier est très mobile sur le terrain.

Des repas chauds, généralement des plats de lentilles accompagnés par des oranges et quelques baguettes de pain sont quotidiennement offerts pour les familles SDF. Certes, une très bonne initiative de la part du SAMU. Toutefois, cela ne représente rien devant les attentes de ces centaines de familles. Cela dit, les parents SDF veulent un toit qui protège leurs enfants du froid glacial qui persiste ces derniers temps sur la capitale. Sans cette toiture, les choses s'aggraveront davantage pour ces parents qui souffrent en silence, d'autant plus que leurs petits enfants arrivent mal à vivre comme les autres enfants qui sont à l'abri du froid.

Un SDF est celui qui a rompu totalement ses liens avec la famille et la société pour se retrouver sans toit, ni travail. Ces malheureux sont considérés comme des marginaux par la société. Ces oubliés de l'Algérie sont condamnés à vivre dehors sept jours sur sept. Nuit et jour ; ils doivent lutter contre la canicule durant l'été, le froid glacial, la faim, ceci sans aucune perspective d'avenir. Ce sont des personnes en détresse psychologique car ayant perdu tout moyen de réintégrer la société. Le SAMU intervient pour accomplir sa mission salutaire, à savoir tenter de secourir les misérables qu'hébergent les rues d'Alger. Ainsi, le SAMU a une double mission.

Les interventions dans la rue effectuées quotidiennement par les équipes mobiles, et le secours psychologique, social et médical, dans le cas où ces personnes se trouveraient en détresse sociale, mais aussi en cas d'urgence médicale. Ils sont placés dans ce cas dans un centre, ou ramenées dans leurs familles quand cela est possible. Le SAMU social a pour rôle d'aider les SDF à affronter l'adversité. Il accompagne ces malheureux aux centres de transit qui recueillent les sans-abri durant quatre à cinq jours avant de les ramener chez eux s'il y a lieu, ou encore les casent dans des centres d'accueil. Hommes, femmes, et de plus en plus d'enfants occupent les rues d'Alger, il est difficile de les dénombrer. A Alger, il y a plus de 1 000 personnes qui souffrent de cette situation, alors que 20% viennent d'autres wilayas.

Les jeunes viennent dans la capitale pour y rechercher du travail, malheureusement ils se retrouvent piégés : pas de travail bien sûr et plus de toit. C'est le cas de B. Achour. Un jeune de 30 ans, natif de Béjaïa qui est à la rue depuis plus de six mois. Les rues d'Alger accueillent ces «vagabonds» d'un nouveau genre, de tous âges et des deux sexes. L'année dernière il a été enregistré 1 364 sans-abri, selon une source proche du SAMU. Ce chiffre témoigne, à lui seul, de l'ampleur de ce drame qui dévoile la face cachée d'Alger. Alors combien de temps encore pour qu'enfin ces familles retrouvent leur chemin, voire leur droit, celui d'avoir un toit digne dece nom ?

source: Le jour d’algerie

Corruption: Des officiers de sécurité et des directeurs de la Banque centrale au box des accusés

Dans le cadre de l’enquête, les services de sécurité auraient écouté les responsables de la commission d’octroi des crédits centraux et les directeurs de la BNA.

Ils ont donc découvert un trou de 300 milliards de centimes au niveau de la banque dont aurait profité le détenu Achour Abderrahmane sous forme de crédit sans garantie. Ce dernier, rappelons-le, purge actuellement une peine de 18 ans de prison pour la première affaire de détournement.

Selon des sources judiciaires, l’enquête touche plusieurs directeurs régionaux de la banque qui auraient traité avec l’homme d’affaires Achour Abderrahmane. Selon la même source, l’enquête entre dans le cadre des investigations entreprises par les services de sécurité pour le remboursement des sommes détournées par Achour Abderrahmane et ses complices.

Cette affaire s’ajoute au dossier de l’inculpé qui a détourné l’argent du contribuable avec la complicité de responsables et cadres de l’Etat.

Il continue son trafic à partir de la prison
La même source affirme qu’une nouvelle affaire éclatera prochainement. Il s’agit d’une affaire de détournements opérés par Achour Abderrahmane dont le montant n’a pas encore été déterminé.

Il aurait continué, selon nos sources, son trafic par le biais de certains contacts alors qu’il est toujours en prison. Il aurait diligenté deux complices afin de blanchir son argent détourné. Les services de sécurité ont, dans le cadre de la même enquête, arrêté pour détournement, il y a quelques jours, un cadre exerçant à l’agence BNA de Bouzaréah. Dans le cadre de l’affaire Achour Abderrahmane, un troisième dossier concernant des officiers de la sûreté qui auraient détourné des biens privés à leur profit, a été ouvert dans les wilayas de Tipaza et Alger.

L’argent détourné appartient, à l’origine, à la BNA. Les services de sécurité ont interrogé 15 officiers de police de la sûreté de wilaya. Des sources concordantes ont affirmé que l’enquête avec les officiers de police est liée à l’affaire de l’ex-chef de la police judiciaire de la sûreté d’Alger Messaoud Ziane qui est détenu à la prison de Tizi Ouzou et accusé d’avoir bénéficié de largesses de la part de l’homme d’affaires.

La même source indique que l’enquête concernant les officiers de police a été décidée suite à des informations données par l’ex-commissaire de police responsable de la section criminelle d’Alger, Yacine Oussadit, qui a été arrêté récemment dans les environs d’Hussein Dey.

Ce dernier est considéré comme un proche de Messaoud Ziane, responsable de la police judiciaire d’Alger. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’officier Yacine Oussadit aurait profité de biens appartenant à Achour Abderrahmane achetés avec l’argent détourné de la BNA. Il aurait bénéficié d’un appartement qu’il aurait offert à une chanteuse, d’un restaurant à Alger-centre et de voitures luxueuses.

Achour Abderrahmane aurait aidé l’officier Messaoud Ziane dans l’acquisition d’une villa, d’un salon de coiffure et de voitures. Achour Abderrahmane, qui habitait à Koléa dans la wilaya de Tipaza, aurait réussi à nouer des relations avec les responsables de la sûreté de wilaya et même ceux d’Alger lorsqu’il se présentait en tant qu’homme d’affaires.

Les services de sécurité enquêtent actuellement sur toutes les personnes soupçonnées d’avoir eu des relations douteuses avec Achour Abderrahmane et qui auraient profité de l’argent détourné de la banque. Une bonne partie de l’argent n’a pu être remboursée par la banque car il a été détourné par les complices de l’homme d’affaires avec l’utilisation d’identités fictives.

Il faut noter que celle-ci est une autre affaire ayant mené les services de sécurité à ouvrir une nouvelle enquête. Selon les enquêteurs, Abderrahmane Achour aurait également offert des cadeaux à des officiers de Tipaza en contrepartie de falsification d’un rapport de police lui attribuant l’innocence dans l’affaire de détournement. Le rapport affirmait que les actes de Achour Abderrahmane au niveau de la banque étaient légaux.

Ce rapport devait être remis à l’avocat de Achour Abderrahmane lorsqu’il était en fuite au Maroc afin de l’utiliser pour éviter son extradition vers l’Algérie. L’ancien chef de service de la police judiciaire et l’ex-chef de la sûreté de la wilaya de Tipaza ont été présentés l’année passée devant la justice pour falsification d’un rapport de police.

source: Le temps d’algerie

Algérie: Sit-in hier des travailleurs de l'Enie de Sidi Bel-Abbès

Selon Noureddine Ouafi, secrétaire général du syndicat d’entreprise Enie, outre le complexe de Sidi Bel-Abbès, des sit-in de deux heures, de 8h à 10h, ont été organisés à travers les unités de production de Blida, Sétif et Laghouat, au niveau des points de vente implantés à travers les 48 wilayas, pour protester contre l'arrêt du processus d'assainissement de l'entreprise, approuvé en juillet 2009 par le Conseil de participation de l'ةtat.

Lors de cette contestation menée par le syndicat de l’entreprise de l’UGTA, les travailleurs ont mis en avant leur crainte, quant à leur situation socioprofessionnelle difficile, l’état du laisser-aller et la mise à mort de leur entreprise. Les employés, pour la plupart des chefs de famille, déplorent la dégradation au fil des jours de la situation de l’entreprise et, inévitablement, l’étau qui se resserre autour d’eux.

Pour cela, ils appellent les pouvoirs publics à intervenir rapidement pour la mise en ?uvre d’un processus d'assainissement de l'Enie afin de préserver l'emploi et la pérennité de l'outil de travail, comme ce fut le cas pour l'Eniem et le CMA. Selon M. Soum, membre du bureau de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, mécanique, électricité et de l'électronique (FNTMMEE), rencontré à l’issue des travaux de l’AG extraordinaire du 14 novembre dernier, la protestation ira crescendo jusqu’à la satisfaction de la revendication des travailleurs de l’entreprise, à savoir "l’entame d’un plan de relance de l'entreprise et qui devrait s'accompagner par une redéfinition des missions des organes de gestion".

Et d’ajouter : "Actuellement, l’Enie tourne avec deux têtes, un président du conseil d’administration PCA et un directeur général DG, ce qui n’arrange guère les affaire de l’entreprise. Donc, les responsables de la SGP Indelec devraient se décider pour désigner un président-directeur général pour assurer le sauvetage et la relance de l'activité au sein de l'entreprise."

De leur côté, les travailleurs ont menacé de hausser le ton en recourant à des actions plus radicales si on n’apporte pas une réponse concrète à leurs doléances et pour dire non à la fermeture de leur entreprise et au licenciement massif des travailleurs. ہ cet effet, il y a lieu de rappeler qu’en 1980, l’Enie comptait plus de 7 000 travailleurs répartis à travers 8 unités de production, avant de procéder à plusieurs plans sociaux qui se sont soldés par la fermeture de la quasi-totalité de ses unités et la baisse de l’effectif pour le ramener actuellement à 1 264 travailleurs, dont 74% sont des femmes mères de famille.

Par ailleurs, face à la concurrence des entreprises privées, l’Enie a perdu à ce jour 60% des parts du marché, alors qu’en 2000, le taux se situait à 80%.

source: Liberte

Algérie: Le responsable des affaires sociales à la daÏra de Baraki arrêté pour corruption

Selon la même source, le mis en cause, L. Mohamed, responsable chargé des affaires sociales au niveau de la daدra de Baraki où il exerçait depuis 10 ans, aurait demandé à sa victime un pot de vin de 100 millions de centimes en contrepartie de l'octroi de l'accord devant permettre à cette dernière d'accéder à une aide sociale.

C'est suite à un précieux renseignement que les éléments de la CTRI ont tendu une véritable souricière au responsable, qui a été arrêté en flagrant délit dans son bureau, hier matin vers 9h30. La totalité du montant de la transaction aurait été récupérée du bureau même du responsable incriminé. Rien cependant n'a filtré sur l'identité de la victime. Selon notre source, la perquisition du bureau du mis en cause a permis la saisie de près de 60 dossiers de demande de logement contenant des certificats de résidence de personnes non-résidentes dans la daïra de Baraki pour octroi d'un logement social, l'enquête va révéler ses complices et situer les responsabilités.

source: Liberte

Algérie: Belkhadem répond aux "redresseurs"

"Le journaliste ne remplacera pas la base militante", a déclaré hier le secrétaire général du FLN en référence aux interventions des membres du mouvement dit "redressement et authenticité". La réponse est à peine voilée, même si le patron du FLN, qui a réuni hier au siège du parti les élus locaux d'Alger et les membres de commission juridique de l'APN autour du code communal, n'a évoqué aucun nom. Les cibles sont, sans aucun doute, le ministre de la Formation professionnelle, El-Hadi Khaldi et l'ancien ministre et ambassadeur Mohamed-Seghir Kara qui font l'objet d'une convocation devant la commission de discipline du parti. Kara qui se place en tête de ce mouvement, qui a élu siège à Draria (Alger), a fait l'objet d'une seconde convocation pour comparaître devant la commission de discipline. Sûr de lui, Belkhadem reviendra encore une ! fois sur son interprétation de l'agitation qui secoue la base du parti depuis le lancement de l'opération de renouvellement de ses instances, en réaffirmant qu'il s'agit "d'un signe de bonne santé", a-t-il martelé. Et de préciser que le parti continuera sur cette voie jusqu'à atteindre "nos" objectifs.

"Il s'agit de nous redéployer, de nous rapprocher du militant, pas uniquement pour les élections", a-t-il ajouté en précisant que c'est là "la mission du FLN". "Si on faisait comme tout le monde - comprendre mode de désignation - on désigne et c'est réglé", dit-il en déclarant refuser cette méthode. "On dérange par nos pratiques. Pour nous, c'est l'approfondissement de la pratique démocratique et nous devons continuer. Nous donnons la parole aux militants et que les autres fassent comme nous", dit-il encore. Précision cependant en conclusion de son propos : "Qu'ils ne vous fassent pas peur." Belkhadem ne donnera cependant aucune indication sur le "Ils" qui entretient la confusion entre les autres partis et le mouvement de redressement. Cela d'autant que le message est directement adressé aux élus.

Concernant l'objet de la rencontre, le code communal présenté par le ministre de l'Intérieur devant la commission juridique de l'APN, Belkhadem a présenté des pistes de réflexion pour que ses députés puissent débattre et proposer des amendements sachant que, a-t-il lui-même précisé, le projet de loi a déjà fait l'objet d'un consensus minimal au sein de l'Alliance présidentielle. Il s'agit des quatre principaux objectifs de la révision du code qui ne signifie pas, selon le SG du FLN, une réforme de la commune. Réhabilitation de la considération de l'élu local. Il est question dans cet objectif du statut de l'élu. En second lieu, de l'adaptation de la loi pour la clarification de la relation et des missions de l'administration (tutelle) et de l'élu pour éviter les chevauchements et les empiètements (les interférences) entre les deux fonctions. L'octroi de moyens matériels et humains pour les APC afin qu'elles puissent assumer leur rôle. Il s'agit notamment du volet fiscal e! t des ressources humaines qui doivent être gérés en collaboration avec la tutelle. Enfin, un aspect qui n'est pas contenu dans le projet de loi : la décentralisation et la déconcentration. La décentralisation, selon lui, n'a rien à voir avec la régionalisation. Le concept renvoie à la création de blocs économiquement homogènes. Mais la question doit être posée après le code communal.

Le but final, a indiqué M. Belkhadem, est d'arriver à une loi qui donne à l'administration le rôle de contrôle de l'application des lois, mais sans exercer une quelconque tutelle sur la gestion.

La responsabilité de la gestion de la commune revient aux élus. La déconcentration vise à doter les APC d'instances exécutives techniques, comme c'est le cas dans la wilaya à travers les différentes directions sectorielles. Ce que Belkhadem désigne par "un plateau technique".

Enfin, le FLN propose une solution pour mettre fin au blocage des APC, en donnant la gestion des mairies aux partis ayant la majorité afin d'éviter les assemblées mosaïques. Il propose également la limitation du vote de défiance à un seul par année, tout en le limitant à la première et dernière années du mandat avec un quorum des 4/5 des voix. Le wali se verra le rôle rétréci pour ne limiter ses interventions que dans les cas d'atteinte à l'intérêt général.

source: Liberte

Algérie: L'UNAT envisage l'organisation mardi prochain d'une journée de protestation

Dans une déclaration à l’APS, Brahim Ould Omri, un des membres du bureau national de l’UNAT a indiqué que cette décision intervenait suite au « refus par SOGRAL de dialoguer avec le syndicat et à la non prise en charge des revendications exprimées », consistant essentiellement en « la révision des augmentations appliquées aux transporteurs et le coût exorbitant de l’exploitation des quais de la gare routière du Caroubier ».

La tarification appliquée qui dépasse « 900.000 dinars/an pour chaque bus mènera à l’augmentation du prix du billet, ce qui aura un « effet négatif sur le pouvoir d’achat du citoyen », a-t-il estimé.

APS

Algérie: Enquête sur les logements neufs menaçant de s'effondrer à Jijel

Le wali de Jijel a ordonné, mardi, l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités dans l’affaire d’une cinquantaine de logements neufs présentant des risques d’effondrement au lieu-dit Mezghitan, dans les environs immédiats du chef-lieu de wilaya, a-t-on constaté. Lors d’une visite d’inspection de ce site, le wali a estimé nécessaire de déclencher une enquête pour identifier les parties impliquées dans la réalisation de quatre blocs de logements qui ont connu un début d’affaissement avant même leur occupation.

APS

mardi, novembre 23, 2010

Algérie: Trois millions de salariés à moins de 10 000 DA

Au moment où le kilogramme de tomate oscille autour de 100 DA, les salaires de près de trois millions de fonctionnaires, dans le secteur public et privé, ne dépassent pas les 10 000 DA, soit beaucoup moins que le salaire national minimum garanti (Snmg) qui est fixé à 15 000 Da. Et ce, sans compter les fonctionnaires qui travaillent au noir et non déclarés à la sécurité sociale. Cette catégorie d'employés est exonérée d'Impôt sur le revenu global (IRG) du fait de leur salaire qui n'excède pas 10 000 DA. Le chiffre a été avancé hier par le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouya, lors de son passage sur la Chaîne III de la Radio nationale. «Si l'on prend l'IRG sur les salaires par fractions, on retrouve que pour les revenus mensuels inférieurs à 10 000 dinars, il existe 3 millions de salariés alg! ériens qui ne payent légalement pas l'IRG.

La législation ne prévoit pas d'impôt à partir d'un certain seuil», a-t-il annoncé. La plupart des travailleurs qui perçoivent un salaire inférieur au Snmg sont dans leur majorité recrutés dans le cadre des dispositifs d'insertion professionnelle. Selon le directeur général des impôts, les tranches qui demeurent pour une grande part soumises au paiement de l'IRG sont celles qui vont de 10 000 à 120 000 DA. «Il sont également 3 millions de salariés qui cotisent annuellement pour 180 milliards de dinars», a-t-il précisé. A ce titre, le responsable a rappelé les réformes qu'a connues l'impôt sur l'IRG, notamment celles de 2003 et de 2008.

Ainsi, en 2008 le barème de l'IRG a été profondément modifié en lui apportant trois principaux aménagements, à savoir le relèvement du seuil de l'imposition de 60 000 à 120 000 DA, la réduction du taux marginal supérieur de 40 à 35% et la réduction du nombre de tranches d'imposition de 5 à 3. Au terme de cette réforme, le taux d'imposition pour les salariés rémunérés entre 15 et 25 000 DA a été fixé à 7,8%. L'objectif de cette refonte était, selon lui, de réduire la charge fiscale pesant sur les bas revenus, la stabilisation de celle supportée par les revenus moyens et supérieurs et enfin l'harmonisation des niveaux d'imposition des revenus des personnes physiques et des sociétés. A souligner dans ce chapitre que les impôts en termes d'imposition salariale en Algérie sont énormes.

A titre d'exemple, un cadre supérieur paie en moyenne plus de 200 000 dinars d'IRG par an. L'injustice devant l'impôt est ainsi flagrante, d'autant que les augmentations de salaires ont toujours été grevées de hausses de l'assiette de calcul de l'IRG. L'Algérien moyen paiera toujours plus. Ce qui fait qu'aujourd'hui une fiche de paie d'un employé demeure plombée par une taxe fiscale très élevée. S'agissant des mesures incitatives prises à l'encontre des entreprises pour encourager le recrutement de jeunes chômeurs, Abderrahmane Raouya a précisé que la loi fiscale a prévu une exonération de l'IRG des salaires et autres rémunérations dans le cadre du programme destiné à l'emploi algerie des jeunes. Selon lui, les reformes fiscales actuelles sont également orientées vers la promotion des PME et l'encouragement de l'investissement.

«Il y a aussi la réduction de l'IRG ou de l'IBS (l'impôt sur le bénéfice des sociétés), selon le cas, en faveur des entreprises qui créent et qui maintiennent des emplois nouveaux. Cette réduction d'impôt est fixée à 50% du montant des salaires versés au titre des emplois créés et dans la limite de 5% du bénéfice imposable sans que cette réduction n'excède 1 million de dinars par exercice», a-t-il expliqué. Sur un autre registre, le responsable a annoncé qu'un dispositif spécial a été mis en place pour le contrôle de transfert des dividendes vers l'étranger. «La LFC 2010 donne la possibilité à l'administration fiscale de contrôler les transferts de manière plus objective. Désormais, tout transfert de dividendes vers l'étranger doit obtenir une attestation délivrée par l'administration fiscale. C'est un contrôle sommaire car cette administration n'a pas de prérogative pour contrôler l'opportunité du transfert mais de vérifier le respect des obligations fiscales», a-t-il in! diqué.

Interrogé sur l'inexistence de nouvelles taxes dans la loi de finances 2011, Abderrahmane Raouya a précisé que le système fiscal algérien connaît une certaine stabilité. «Le système fiscal algérien demeure l'un des plus simplifiés au monde», a-t-il affirmé.

source: Le jour d’algerie

Association chlorophylle: Un projet pour janvier

Sous le thème «Contribution de la société civile à l'éducation environnementale et au développement durable», ce projet s'inscrit dans le cadre des activités qu'organise Chlorophylle en collaboration avec l'Union européenne. Il concernera au début la daïra de Blida avant sa généralisation dans les autres daïras de la même wilaya.«Avant de choisir ce thème, nous avons établi une étude sur l'environnement social et naturel dans la daïra de Blida. Les résultats collectés ont démontré que la société vit dans une perturbation sociale aiguë qui influe négativement sur la nature.

S'ajoutent à cela, l'insouciance des uns, le manque de temps et l'ignorance des autres en matière de protection de l'environnement. Par notre projet, nous voulons aller à la source de la pollution. Nous ciblons le citoyen adulte et enfant, et, pour la première fois, les entreprises industrielles. Bien qu'elles soient un vecteur de développement, les industries sont des sources de pollution à haut niveau», déclare Chelha Sid Ahmed président de l'association Chlorophylle.

La première étape consiste, selon notre interlocuteur, à sensibiliser la population des communes de Bouarfa et Blida en distribuant des affiches, des dépliants et des livres, en organisant des concours ainsi qu'en projetant des films documentaires sur le sujet. «La formation sera notre deuxième étape. Nous avons prévu des outils pédagogiques adaptés. Ils contiennent un guide comportant des illustrations ainsi que des lois et décrets régissant la ville, l'industrie et leur environnement. S'ajoute à cela, un manuel pédagogique qui regroupera tous les problèmes de pollution fréquents, leur impact ainsi que les moyens pour y remédier.

Nous formerons 300 animateurs au total. Ils seront répartis sur les écoles, les quartiers et les entreprises de la daïra», ajoutera notre interlocuteur. La troisième étape est la plus importante. Elle consiste en la création d'emplois pour les aménagements et l'entretien des espaces, la création de microentreprises dans les quartiers de la daïra ainsi que l'instauration du système de tri sélectif à la source. «Chaque étape est un mini-projet à part entière. Leur achèvement nécessitera une durée de 18 mois. Après cette période, on aura abouti à la création de 100 clubs verts au sein des établissements scolaires et des maisons de jeunes.

On pourra alors améliorer le cadre de vie dans au moins le tiers des quartiers de la daïra. 30 000 postes d'emploi seront créés aussi. On aboutira ainsi à une meilleure absorption des tensions chez les jeunes en leur offrant la possibilité de créer leur propre entreprise», conclut le président de l'association Chlorophylle.

source: Elwatan

Trafic d'armes en Algérie: Saisie d'un PA et de faux euros

En effet, selon la cellule de communication du commandement de la gendarmerie nationale, agissant sur renseignements, les gendarmes de la section de recherches de Tébessa ont interpellé une personne en possession d'un PA de marque Perfecta, de calibre 8 mm, détenu illégalement, et trois faux billets de banque de 100 euros.

Les gendarmes de la section de recherches de Tébessa procèdent à l'enquête. A la frontière est, les gardes-frontières de la gendarmerie nationale d'El Tarf, près de la borne frontalière dans la circonscription de la commune de Zitouna, ont découvert et saisi un sac renfermant 370 cartouches pour fusil de chasse de calibre 16, abandonné par un contrebandier. La munition a été remise aux gendarmes de la brigade de Zitouna qui procèdent à l'enquête.

source: Elmoudjahid

L'Algérie et l'Iran signent 11 conventions et un mémorandum d'entente

Les conventions concernent les domaines de la justice, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’habitat, l’investissement ainsi que la jeunesse et les sports.

Concernant le secteur de la Justice, les deux parties ont signé une convention relative à la coopération judiciaire aux volets civil et commercial. En vue d’insuffler une nouvelle dynamique à la promotion de la coopération dans le domaine des investissements, les deux pays ont signé trois mémorandums d’entente.

Le premier concerne la création d’un conseil mixte des hommes d’affaires, le deuxième a été conclu entre l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI) en Algérie.

APS

Algérie: Signature d'une convention entre les universités de Skikda et de Calabre (Italie)

Selon Mouloud Belaachia, cet accord, conclu en marge du séminaire international sur « L’assurance qualité dans l’enseignement supérieur » clôturé dimanche à Skikda, porte notamment sur la pétrochimie, une spécialité introduite dernièrement à l’université de Skikda, ville connue pour ce type d’industrie.

Le deuxième volet porte sur l’aménagement urbain et la restauration du vieux bâti, compte tenu de l’expérience pionnière de l’Italie dans ce domaine, a ajouté le même responsable.

Cet accord de coopération porte également sur les industries alimentaires et leur développement, un domaine de recherche et d’études qui trouvera son application dans cette wilaya connue pour la qualité de ses agrumes et de ses produits maraîchers, a indiqué M. Belaachia, rappelant que l’université de Skikda est installée sur le site d’une ancienne école d’agronomie.

APS

Algérie: Sauvetage et lutte contre la pollution marine

Des représentants de départements ministériels membres du comité SAR maritime, du comité SAR aéronautique et du comité « TELBAHR » en charge de la lutte contre la pollution marine, ainsi que des représentants d’entreprises et organismes intervenant dans ce secteur, prennent part à cette journée d’étude.

Les travaux de cette rencontre sont consacrés plus particulièrement aux aspects juridiques de ces questions, à travers l’examen de l’évolution des instruments internationaux, l’action de l’Algérie aux plans juridique et institutionnel ainsi que la mise en place d’un cadre juridique de coopération aux niveaux régional et bilatéral.

APS

Algérie: Les enseignants absentéistes sanctionnés par Benbouzid

Il ordonne une ponction sur salaire de trois jours contre tous les enseignants qui se sont absentés, jeudi, troisième jour de l'Aïd.

Faut-il rappeler qu'à la veille de la fête de l'Aïd, les services du ministère de l'Education ont adressé une note à tous les établissements scolaires, sommant les enseignants de reprendre les cours jeudi, faute de quoi, ils seront sanctionnés.

Le département de Benbouzid avait même refusé la proposition des syndicats de l'éducation concernant la prolongation du congé contre le rattrapage des cours. Aujourd'hui, le ministère se dit étonné du comportement des éducateurs qui n'ont pas respecté la directive de la tutelle. «Il existe un Etat dans ce pays. Les travailleurs ont été avisés via une instruction, la moindre des choses est de la respecter.

Faire semblant de l'ignorer est un manque de respect à nos institutions», a soutenu un responsable au niveau du ministère. A leur tour, les syndicats s'étonnent de l'entêtement de la tutelle qui décide de punir uniquement les enseignants, alors que, selon eux, la responsabilité est partagée entre les enseignants, les élèves et les chefs d'établissement. M. Meriane du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) qualifie de discriminatoire les mesures prises par le ministère à l'égard des enseignants. «Le ministère l'Education doit appliquer la sanction à tout le monde. Pourquoi les membres de l'administration, entre autres les directeurs des établissements, ne sont pas touchés par la directive», pense M. Meriane qui explique que dans l'intérêt de l'élève, le ministère aurait dû adopter la proposition des syndicats.

«La journée de jeudi était intercalée entre la fête de l'Aïd et le week-end. Il aurait été préférable de sacrifier cette journée et rattraper par la suite les cours durant les après-midi de samedi et mardi, que d'obliger les enseignants à reprendre les cours», notent les syndicalistes qui estiment que le ministère aurait dû faire preuve de souplesse au lieu de prôner des menaces, et ce, dans l'intérêt de l'élève. A l'unanimité, les syndicats pensent que la réaction de la tutelle relève de la provocation. «Si l'on tient compte de nos traditions et coutumes, les gens passent la fête de l'Aïd avec la grande famille. Pourquoi le ministère n'a pas prévu à l'avance un pont, ainsi il aurait évité toute polémique et spéculation autour d'un fait anodin», font remarquer les syndicalistes.

«Nous connaissons toutes les lois, la défalcation de trois jours pour les enseignants n'arrange pas en premier lieu les élèves», a soutenu Meriane. Pour sa part, M. Boudiba du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) récuse les accusations du ministère qu'il qualifie de provocatrices. «Nous ne nions pas que certains enseignants, notamment ceux habitant les régions éloignées, n'ont pu rejoindre leurs établissements faute de disponibilité de transport. Les enseignants ne sont pas tous véhiculés.

Le ministère devrait tenir compte de tous ces aléas avant de prendre une quelconque décision», a soutenu Boudiba qui note que beaucoup d'enseignants ont défié Benbouzid qui a utilisé la menace à la place du dialogue. «Certains enseignants assument pleinement leur geste. Ils ont préféré s'absenter que de rattraper les cours, car le ministère a refusé leur proposition qui était plus juste», a souligné notre interlocuteur.

En outre, les syndicats rejettent la responsabilité sur les élèves qui n'ont pas jugé utile de se rendre à l'école le troisième jour de l'Aïd. «Le taux d'absentéisme chez les élèves était plus important que celui des enseignants. Face à cette situation, ces derniers ont été obligés de rebrousser chemin pendant que d'autres ont donné des cours à cinq ou six élèves présents dans une classe. Que faut-il faire aujourd'hui ?» s'est interrogé un enseignant. Faut-il refaire le cours aux élèves qui ont séché ?

«Nous connaissons parfaitement les lois qui régissent le secteur de l'éducation. Ces lois protègent l'intérêt de l'élève. Avant de rédiger des instructions, le ministère aurait dû étudier tous les cas de figure et agir ensuite en fonction de la situation», a répliqué Boudiba. Imperturbable, le ministère ne compte pas faire marche arrière?

source: Elwatan

lundi, novembre 22, 2010

Algérie: Les pèlerins racontent Cauchemar aux lieux saints

Il s’agit d’une femme habitant Oran, âgée de 33 ans, qui s’est éteinte en plein ciel, une heure après avoir quitté les terres saintes à bord du premier vol de retour à destination de l’aéroport international d’Oran-Es Senia. Un vol arrivé hier aux environs de 12h 30, avec une dizaine d’heures de retard, car attendu, selon le programme initial, depuis 3h du matin. Selon des informations recueillies auprès du personnel médical du terminal à chapiteaux de l’aéroport d’Oran, espace consacré exclusivement à l’accueil des hadjis, «la victime, une trentenaire souffrant d’une grave maladie chronique, serait décédée d’un arrêt cardiaque, à peine une heure après le décollage de l’avion».

Les premiers hadjis ayant franchi la zone de contrôle de la PAF, même parmi les plus jeunes, laissaient apparaître des signes assez marqués de fatigue et d’épreuves. Quoi de plus normal, dirait-on, après un aussi long et éreintant voyage. Mais la longue distance du périple n’explique pas tout.

Beaucoup de hadjis n’ont pas caché leur déception, voire même leur colère, pour certains, à propos des conditions de leur séjour dans les terres saintes, qualifiées cette année de «catastrophiques». «Je suis heureux de rencontrer enfin des journalistes. Croyez-moi, on a essayé de vous contacter depuis La Mecque pour dénoncer le calvaire qu’ont vécu les hadjis algériens, dans l’indifférence totale, particulièrement à Minen, Arafat et Mouzdalifa », nous confie, de prime abord, un hadji quadragénaire, après qu’on l’ait interpellé pour prendre ses première impressions. Pour un autre hadji, avocat de son état, ça a été «un massacre», dira-il sans ambages, en parlant de «la présence de 36.000 hadjis algériens pour lesquels on aurait mis à disposition uniquement 25.000 places d’hébergement.» Personne n’a voulu se casser la tête parmi les responsables de la mission pour trouver des solutions pour ces gens. C’est simple, les personne! s en surplus ont dû passer leurs nuits à la belle étoile», a-t-il ajouté.

Même son de cloche pour un autre hadji qui a accompli le rite du Hadj en qualité d’accompagnateur de sa mère âgée. Pour ce jeune pèlerin, originaire de Sidi Bel-Abbès, la faute de ce «désastre » incombe principalement aux membres de la Mission algérienne aux lieux. On n’a vu personne parmi ces gens là depuis notre arrivée jusqu’à notre retour. On a dû, ma mère et moi, passer une nuit dehors, à la belle étoile, avant qu’un groupe de jeunes Algériens se soit porté volontaire pour nous laisser leurs places sous la tente où ils étaient hébergés. Autre anecdote racontée par un hadji d’Oran : «vous voyez ce vieil homme ? Il s’est égaré pendant quatre jours. On a dû s’organiser tout seuls, sans l’assistance d’aucun officiel pour mener les recherches. On a fini par trouver la trace du vieillard égaré dans un site lointain grâce à des Algériens qui ont eu vent de l’avis de recherche qu’on a lancé au sein des hadjis ! de notre communauté.

Les membres de la Mission qu’on a réussi à contacter par téléphone n’étaient même pas capables de nous faire parvenir un véhicule pour ramener le vieil homme. Encore une fois, on a dû s’organiser tout seuls et on a ramené le vieux hadji en le portant sur nos épaules jusqu’au campement.» Et d’ajouter: on remercie Dieu pour le courage et la solidarité qu’il nous a donné, et on rend un hommage particulier aux médecins algériens qui étaient sur place, les seuls qui étaient disponibles à tout moment pour prendre soin des personnes les plus faibles.

Aussitôt débarqués à l’aéroport international Mohamed Boudiaf, les hadjis de la région de Constantine, dont un premier contingent de 28O membres est arrivé vendredi aux environs de minuit. Interrogés à la radio lors des informations locales d’hier, ils sont tombés à bras raccourcis sur l’organisation générale du pèlerinage de cette année et la mission algérienne, en dénonçant ses multiples défaillances lesquelles, le moins qu’on puisse dire, ont-ils affirmé, leur ont occasionné énormément de fatigue tout en mettant leurs nerfs à rude épreuve. Les récriminations des hadjis sont très nombreuses: ainsi, entre autres, un hadji affirmera: «A Arafa, comme à Mouzdalifa, nous nous sommes retrouvés livrés à nous-mêmes il n’y avait personne pour nous orienter». Une vieille hadja, visiblement impatiente de dire ce qu’elle avait sur le c?ur lança à haute voix: «Que voulez-vous qu’on vous dise, l’organisation était une véritable catastro! phe ! » en répétant haut et fort ce dernier mot à trois reprises. «Nous avons éprouvé de grosses fatigues et c’est uniquement grâce à Dieu que nous sommes revenus sains et saufs !», cria une autre.

Un groupe de quatre hadjis a décrit le calvaire des pèlerins en débarquant à Minen où ils furent fort surpris de voir que leurs bagages n’ont pas suivi, où on les a obligés à marcher 7 km à pied. «Il y a pire, dit un autre, car nous avons constaté que dans les camps de chaque pays participant, flotte le drapeau national, sauf dans le camp algérien. C’est une honte! ». Ils ont été unanimes à dire qu’ils ont énormément souffert de l’organisation, ou de l’absence de celle-ci, toujours en pointant du doigt la Mission algérienne. «Mais Allah Ghaleb, c’est comme ça ! », dira avec fatalisme un autre hadji.

«Nous sommes bien arrivés, mais ils faut dire franchement que nous avons été maltraités, soit par les membres de notre propre mission, soit par les autorités saoudiennes qui nous ont obligés, par exemple, à se lever à 5h sous peine de ne pas être transportés alors qu’ils donnent rendez-vous à 10h pour les autres.» Il y a surtout les conditions de saleté dans lesquelles nous avons été contraints de vivre et que nous n’avons pu supporter», déclara à son tour une autre hadja. «On nous oblige à embarquer nous mêmes nos bagages dans les camions», s’est plaint un autre.

«Nous avons été abandonnés et nous n’avons trouvé personne pour nous guider» ajouta un autre. Enfin, le dernier à parler dira tout simplement qu’il faut aussi blâmer les familles qui envoient des parents âgés sans aucun accompagnateur pour les aider, au moins, à porter leurs bagages. Pour terminer, signalons que l’aéroport de Constantine accueillera, jusqu’au 3 décembre prochain quelque 25 vols de hadjis en provenance de Djeddah, et ce, à raison d’une à quatre arrivées par jour. A leur arrivée, les hadjis trouveront, heureusement, toutes les conditions d’accueil à commencer par la santé où une équipe médicale, disposant de locaux aménagés, a été installée à l’aéroport pour intervenir en cas d’urgence ou de constat d’état anormal en prodiguant les premiers soins aux arrivants.

source: Le quotidien d’oran

Enfance en Algérie: NADA organise une journée d'étude sur les abus sexuels

Organisée en partenariat, notamment avec la Commission Nationale consultative des droits de l’enfant, l’association « meilleur avenir pour nos enfants » et l’ONG « Acting For Life », cette journée s’inscrit dans le cadre du projet régional « renforcement des capacités d’intervention et mise en réseau des acteurs locaux pour la promotion des droits de l’enfant et la lutte contre l’exploitation sexuelle dans les pays sud de la Méditerranée ».

APS

Algérie: L'importance du dialogue social dans le développement

A l’ouverture de ce séminaire sur le renforcement des capacités des organisations syndicales dans les domaines de la négociation collective, la protection sociale et la productivité dans le contexte de la mise en place du Pacte mondial pour l’emploi, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a mis l’accent sur la protection sociale et la négociation collective qui sont, a-t-il dit, des « thèmes d’actualité ».

Evoquant le processus de négociations en Algérie, il a expliqué que la démarche collective entre les pouvoirs publics, les organisations patronales et l’UGTA, a insufflé une « dynamique » dans la prise en charge des questions économiques et sociales dans le respect « strict » des champs d’action des uns et des autres.

APS

Algérie: Il a séquestré sa fille pendant dix ans

La dernière session criminelle 2010 de la cour d'Adrar a débuté ses travaux, hier matin, avec l'affaire du père sadique qui avait mis en isolement sa fille aînée, S. Zohra, âgée de 48 ans actuellement, pendant près de10 ans.Les faits remontent au mois d'avril dernier lorsqu'un citoyen anonyme avait saisi le site de ministère de la Justice pour signaler qu'au niveau du ksar d'Azzoua à Zaouiet Kounta, une localité située dans la vallée du Touat à environ 80 km au sud d'Adrar, il entendait des cris bizarres d'une voix féminine qui fusaient de l'habitation de S. Abdelkader, un septuagénaire.

Après perquisition des lieux par la Gendarmerie nationale, il a été découvert dans une espèce de bergerie l'existence d'une femme frêle et à moitié handicapée qui présentait une tignasse très touffue et avec des ongles trèsdéveloppés.

Celle-ci aurait été séquestrée par son père, après avoir été victime de viol, pendant près de 20 ans. Ce dernier dira à la barre : «Je n'ai en aucun cas emprisonné ma fille. Certes, je l'ai enfermée mais dans le but de la protéger car elle était anormale et sans défense?et que parfois je l'emmenais avec moi à la palmeraie pendant les labours.»

Après délibérations, le verdict a été de 3 ans de prison ferme avec en sus la perte du droit de paternité pendant 10 ans après épuration de la peine à l'encontre de ce père pervers. Le fils, frère de la victime, S. Mohamed, 39 ans, enseignant, qui lui aussi était présent dans le box des accusés, a bénéficié d'un acquittement après les charges retenues contre lui, à savoir complicité et non-assistance. Par ailleurs, le représentant du ministère public avait requis une peine de 7 ans de réclusion criminelle pour les 2 accusés.

source: Elwatan

FLN: Belkhadem de plus en plus isolé

La crise qui secoue le FLN ne semble pas connaître de fin, et les opposants à la ligne de Abdelaziz Belkhadem sont, plus que jamais, décidés à aller jusqu'au bout de leur logique, pendant que le patron du FLN se confine dans un troublant silence.

Les néo-redresseurs continuent à mobiliser la base du parti, en vue d'affaiblir davantage l'actuelle direction du parti. Une stratégie qui pourrait être bien payante, sachant que la force du parti réside dans sa base et que la direction est connue pour "les retournements de vestes" qui font partie des us et coutumes du parti.

Les néo-redresseurs ont bien calculé leur coup, en ciblant particulièrement des mouhafadhas hautement symboliques, histoire d'attirer le reste dans leur sillage. Ils ont commencé par retirer le tapis sous les pieds de Belkhadem dans son propre fief, Tiaret, où les 42 kasmas ont clairement demandé le départ de ce dernier de la tête du parti. Cette semaine, un autre coup dur pour le clan Belkhadem : son bras droit, Si Affif, vient de subir un sérieux revers dans son fief, Mostaganem. Sénateurs, députés, président d'APW et autres élus locaux et militants de la base, ont dénoncé les comportements de Si Affif et lui ont retiré leur confiance.

Ce dernier, selon certaines indiscrétions, aurait tout fait, y compris en essayant de faire intervenir le wali, pour empêcher que la base ne se prononce publiquement contre lui. Dans un communiqué transmis à la rédaction, les militants de la base de Mostaganem fustigent les comportements de Si Affif et dénoncent ses comportements avec la base du parti à Mostaganem. Ils annoncent publiquement leur ralliement au mouvement de redressement et appellent le secrétaire général du parti à assumer entièrement ses responsabilités devant les dérives qu'a connues l'opération de renouvellement des structures de base du parti.

En s'attaquant à Si Affif, l'homme sur lequel comptait Belkhadem pour contrecarrer les frondeurs, la crise qui secoue le FLN se complique davantage dans la mesure où elle atteint un point de non retour. Belkhadem est, désormais, acculé dans ses derniers retranchements. Isolé de sa base, muré dans un incompréhensible silence, il doit, pourtant, faire face à la plus grave crise qu'a connue le parti depuis sa naissance. Tôt ou tard, Belkhadem devrait faire ce qu'il a essayé, par tous les moyens de fuir : rouvrir le dossier du renouvellement des instances du parti.

source: Liberte

Sidi Said: cent vingt conventions collectives signées

« En tout, 120 conventions collectives ont signées. Il reste deux, celles de la presse et des entreprises de gestion des aéroports, ces dernières ayant déjà entamé les négociations », a indiqué M. Sidi Saïd à la presse en marge d’un séminaire sur le renforcement des capacités des organisations syndicales dans les domaines de la négociation collective, la protection sociale et la productivité dans le contexte de la mise en place du Pacte mondial pour l’emploi.

Le secrétaire général de l’UGTA a rappelé concernant la convention collective de la presse que ce secteur relève de la Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) affiliée à l’UGTA.

APS

Terrorisme en Algérie: Démantèlement d'un réseau de blanchiment datant de plus de 17 ans

Les services de la GN de la wilaya de Tlemcen ont réussi un autre coup de filet dans le cadre de la lutte antiterrorisme au niveau de l'ouest du pays suite à l'exploitation d'un précieux renseignement sur la richesse des proches ainsi que des ex-terroristes par le démantèlement d'un réseau de blanchiment d'argent et qui a permis l'arrestation de 7 personnes dont un repenti. Ce dernier impliqué dans l'assassinat d'un procureur à Tlemcen, l'enquête a révélé qu'il continuait à "activer", pour preuve, la saisie chez lui de CD subversifs.

Les investigations poussées menées par les éléments de la GN de Tlemcen qui ont duré plus d'un mois ont abouti à l'identification et au démantèlement du réseau spécialisé dans le blanchiment de l'argent du terrorisme. C'était un véritable travail de fourmi d'autant que les faits remontent aux années 1992, 1993 et 1994.

Selon les informations en notre possession, le terroriste S. Gh alias Boumediene, un chef terroriste du GIA qui activait entre Tlemcen et Sidi Bel-Abbès, avait ramené chez lui une somme importante d'argent provenant des rackets des commerçants et des riches de la région sous la menace ainsi que des biens et des bijoux des citoyens délestés dans de faux barrages ou incursions terroristes.

Le butin fut caché dans un lieu sûr, dans sa maison sise au village Aïn Hala, mais juste après sa neutralisation au mois de mars 1994 par les services de sécurité, ses proches et plus précisément sa femme, son neveu, son frère, son demi-frère et sa s?ur aînée ainsi que des terroristes qui activaient sous sa houlette et des membres du réseau de soutien de son groupe, il s'agit des nommés M. K. alias Terbiche , B. M, C. M, B. B, M. M, M. Z, M. H, ont décidé de se partager le butin et ont investi l'argent dans l'achat de villas et de lots de terrain et véhicules et du matériel agricole ainsi que dans l'agriculture.

La tâche n'était pas facile pour les enquêteurs, la perquisition des domiciles des suspects a permis en premier lieu la découverte d'un lot important d'outils et matériels utilisés par les terroristes dans les rackets, en particulier des arrache-clous, d'anciennes pinces ainsi que 60 billets de l'ancienne monnaie de 10 DA et une somme de 140 millions de centimes.

Mais le plus important dans la perquisition est la trouvaille par les enquêteurs d'une importante quantité de munitions de guerre dans les domiciles des mis en cause.

Les investigations minutieuses ont fait ressortir que l'argent a été blanchi durant ces années par l'investissement dans l'immobilier et l'agriculture, ainsi que dans l'achat de 3 villas dont 2 du repenti et l'autre du neveu du terroriste abattu, 4 véhicules et des tracteurs et un important troupeau de bovins. Sept personnes impliquées ont été arrêtées dont le repenti. "Le chiffre d'affaires de ces derniers est très important", estime-t-on.

L'enquête a révélé que la perquisition chez le repenti qui possède deux villas a permis la saisie de deux CD subversifs contenant des films incitant au terrorisme et assassinat ainsi qu'une paire de jumelles.

Les mis en cause ont été présentés hier devant le procureur près le tribunal de Ouled Mimoun pour "association de malfaiteurs, blanchiment d'argent et apologie du terrorisme".

Il y a lieu de rappeler que les services de la gendarmerie de la wilaya de Tlemcen avaient déjà démantelé 3 réseaux dont un de soutien au terrorisme composé de trois personnes dont une universitaire "pour soutien et apologie du terrorisme" suite à la récupération d'une puce de portable d'un des trois terroristes abattus par l'armée dans la région d'El-Gour, à l'est de la wilaya de Tlemcen ainsi qu'un autre réseau spécialisé dans le recrutement et ont pu ainsi déjouer la tentative de deux jeunes de rejoindre les groupes terroristes après avoir reçu un entraînement audio-visuel et avoir été encadré par un ex-militant du FIS. L'importante affaire est celle qui a permis l'arrestation de 13 personnes dont une âgée de 78 ans, un pêcheur et un repenti. Ils approvisionnaient le groupe du GSPC à l’Ouest en matière d’explosifs, de puces de portable, de médicaments et de nourriture, et contribuaient aussi au blanchiment de l'argent des terroristes.

source: Liberte

dimanche, novembre 21, 2010

Algérie: Hand Slimana a été inhumé hier à Aghribs (Tizi Ouzou)

Avant-hier, dans une clinique privée de la ville, cet entrepreneur, âgé de 49 ans, a succombé aux deux balles qui lui ont transpercé l'abdomen alors qu'il tentait d'échapper, dimanche dernier, à un faux barrage dressé par un groupe armé au lieudit Bouhelalou, à 3 km de son domicile. Son cousin Omar, qui l'accompagnait, père d'un enfant et sans emploi, a été enlevé par les assaillants. L'enterrement de Hand Slimana a drainé une foule nombreuse.

Des milliers de personnes étaient présentes. Des élus locaux, des représentants de l'APW de Tizi Ouzou ainsi que des amis de la victime ont tenu à rendre un dernier hommage au disparu. Affliction et consternation se lisaient sur tous les visages.

La maison mortuaire a reçu plus de monde qu'elle n'en pouvait abriter. Des files de voitures bordaient les accotements sur plusieurs kilomètres. La route escarpée qui mène à la demeure funèbre était noire de monde. Se tenant dans la cour de la maison, Makhlouf, le fils aîné, est inconsolable. «Ce n'est pas facile?», sont les quelques mots martelés d'une voix à peine audible aux gens qui lui présentent leurs condoléances.

Le cimetière s'est avéré trop exigu pour contenir les milliers de personnes venues des quatre coins de la wilaya. Aussitôt la prière terminée, le président de l'APC d'Aghribs, M. Yermèche, a prononcé l'oraison funèbre, louant les qualités de Hand, avant de lancer un appel à la mobilisation citoyenne. Il a ainsi appelé la population à observer une grève ponctuée d'une marche populaire, demain à 10h, dans la ville de Fréha. La décision a été prise par la cellule de crise installée au lendemain de l'attentat terroriste. «La marche démarrera du stade de Fréha jusqu'au centre-ville, près du siège de la mairie, a-t-il dit aux villageois. Nous allons marcher pacifiquement pour demander la libération inconditionnelle de Omar.»

Et d'ajouter : «Aujourd'hui, les paroles ne suffisent plus, on doit se mobiliser pour faire cesser les enlèvements. Ainsi, on doit s'unir pour reconnaître qui sont nos ennemis et pour savoir d'où vient ce mal qui est une tragédie qui endeuille nos familles.»

Les amis, les proches du défunt, ainsi que les citoyens venus d'autres localités se sont séparés dans la sérénité après cette prise de parole. Demain, la population clamera son refus de vivre dans la terreur.

source: Elwatan

Algérie: Quelque 10.000 cas annuels de sévices sur enfants, selon la FOREM

« Environ 10.000 cas de sévices sur enfants sont déclarés chaque année en Algérie dont 2.000 cas d’agressions sexuels », a précisé M. Khiati, citant de récentes statistiques établies par les services de sécurité et les hôpitaux.

Selon le président de la FOREM, qui s’exprimait en marge d’une rencontre à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’enfant, le nombre de cas de violence sur enfants serait beaucoup plus important (la plupart n’étant pas déclarés), les estimant à 50.000 cas.

APS

Algérie: Le FLN perd la bataille des coulisses

Les réserves émises par le FLN sur l'avant-projet de loi portant nouveau Code communal n'ont pas abouti. Le nouveau texte se trouve bel et bien au niveau de la commission juridique de l'Assemblée populaire nationale. Cette dernière se réunit aujourd'hui pour établir le programme portant l'examen de cet avant-projet.

Procédure oblige, ladite commission convoquera le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia. La date de la réunion qui regroupera le ministre aux membres de la commission n'a pas été arrêtée en raison du calendrier de M.Ould Kablia. Ce dernier a exprimé, selon une source parlementaire, sa disponibilité à venir présenter son texte. Lors de cette réunion, les deux parties vont décortiquer article par article le contenu du projet. Une fois avalisé par la commission juridique, l'avant-projet de loi sera soumis au vote à l'hémicycle.

Une chose est certaine, cette fameuse loi sera débattue à l'hémicycle lors de la session d'automne du Parlement. Il n'est pas à écarter, dans ce cas de figure, de voir le nouveau texte approuvé, dans les quelques semaines à venir. Ce texte ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique nationale. Il avait suscité des controverses.

Ainsi, la première force politique du pays, le Front de libération nationale, a déjà émis des réserves sur cette loi. Le FLN est monté au créneau pour afficher publiquement son intention de revoir la copie originale.
Par le biais de son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, cette formation politique avait demandé la révision de quelques articles du texte portant, notamment, sur les prérogatives des élus. Il avait contesté la restriction du pouvoir du maire. «On ne peut pas juger l'élu sur son bilan si ce dernier n'a pas de larges prérogatives pour exercer ses pleins pouvoirs au niveau de sa commune», a déploré M.Belkhadem, lors de la conférence nationale des élus locaux.

Le secrétaire général défend la thèse de son parti reposant sur la nécessité d'accorder à l'élu plus d'autorité pour exprimer, notamment, son avis sur la couverture sécuritaire ou le travail de la Protection civile en cas de catastrophe.

Cette résistance affichée par le parti majoritaire au Parlement avait, semble-t-il, porté ses fruits, dans la mesure où la loi a connu un blocage momentané au niveau de la chambre basse, comme en témoignent les réticences affichées par le ministre Ould Kablia. Ce dernier se contentait de répondre aux sollicitations des journalistes sur l'avenir du projet, par une réponse ambiguë: «Le projet se trouve au niveau du Parlement», répètait-il, sans apporter d'autres précisions. La réponse du ministre portait quelques éléments confirmant la situation de blocage que connaissait le projet.
Le FLN n'était pas près de lâcher prise. Dans les couloirs du siège du FLN à Hydra, on estime que plusieurs articles ne conviennent pas à la conception du parti. Le parti de Belkhadem avait pesé de tout son poids pour pousser le gouvernement à retirer son projet, ou au minimum y apporter quelques révisions.

Devant une telle résistance, le Premier ministre, également, secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a en revanche, appuyé le nouveau texte. Il aurait demandé à la commission parlementaire de prendre «le temps qu'il faut pour examiner et réexaminer la loi».
Dans cette «guerre parlementaire», le dernier mot est revenu au RND, tant que le projet poursuit son processus sans modification d'articles et sans refonte de son contenu.

A la lumière de ces données, le FLN vient de subir son premier et grand échec au Parlement, exception faite de la loi criminalisant le colonialisme. Cette bataille perdue par le FLN, pour le moment, pourrait bien bousculer les équilibres politiques. Cela aussi bien au sein du Parlement que lors des échéances électorales qui se profilent à l'horizon, élections municipales notamment. Rappelons que l'élaboration de cette loi a été motivée par les limites dans les dispositions constatées dans le Code communal en vigueur. Ce dernier a été jugé inadapté à l'évolution de la sphère socio-politico-économique du pays. Les autres raisons citées sont entre autres, les contradictions que contient la loi de 1990, en ce qui concerne certains facteurs liés au blocage des assemblées élues, à la déstabilisation, à la mise en minorité des P/APC, et au désintérêt de certains élus à la gestion de services publics essentiels. C'est ainsi qu'il a été jugé nécessaire de mettre en place de nouvea! ux mécanismes visant à assurer le bon fonctionnement de l'administration de la commune.

Le nouveau texte prévoit un nouveau mode d'élection du P/APC, accorde une place importante aux femmes et aux jeunes, porte la création de vice-présidents à la place des adjoints, etc.

source: Lexpression

Algérie: Les terroristes libèrent Omar Slimana

Le groupe terroriste qui a capturé Omar la nuit du 14 novembre dernier au lieu dit Bouhlalou, à environ 4 KM au sud d’Aghribs, a du donc se résoudre à relâcher cet otage sans aucune contrepartie.

En effet, aucune rançon n’a été payée pour obtenir la libération d’Omar Slimana. Cette libération qui intervient au lendemain d’une marche populaire à Fréha à travers laquelle les habitants de la Kabylie ont fait entendre leur ras-le-bol face au phénomène des kidnappings, prouve on ne peut plus clairement que la société civile peut réussir, grâce à sa mobilisation, à endiguer ce fléau.

Pour rappel, Omar Slimana est le cousin, et le compagnon, de Hidouche Slimana, l’entrepreneur qui est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi dans une clinique privée à Tizi Ouzou des suites des blessures causées par les balles qui l’ont touché dans un faux barrage dressé par les assaillants terroristes dont le dessin criminel consistait à enlever les deux cousins et exiger par la suite une rançon auprès de leurs proches.

Si leur action a échoué, il n’en demeure pas moins qu’elle a plongé toute la Kabylie dans la colère et le deuil.

source: Elwatan

samedi, novembre 20, 2010

Presse algérienne: suspicion et paradoxes

De trop nombreux universitaires, «spécialistes» de l'information dans certains départements de communication, ignorent complètement le fonctionnement de l'univers médiatique en Algérie, utilisant souvent comme arguments des lieux communs et des formules stéréotypées, à l'image de départements de communication manquant tragiquement de spécialistes et englués dans un sociologisme vulgaire. Certes, quelques noms, très rares, proposent d'excellents travaux, à l'instar de Ahcène Djaballah, Gacem, Brahim Brahimi, Belkacem Mostefaoui, Rezagui et Ihaddaden. Le militantisme prend le dessus sur la formation universitaire.

Ces discours peu fouillés et marqués par une sérieuse indigence sur le plan de la méthode, obéissant essentiellement à des besoins immédiats, faussent le débat sur la presse en Algérie, encore peu connue et peu étudiée par les universitaires algériens et étrangers qui, souvent, se limitent, quand ils évoquent la presse, à des clichés et à des stéréotypes concourant à l'altération de la communication. Un discours univoque marque le terrain et traduit une méconnaissance presque totale du fonctionnement de cet appareil traversé par de multiples contradictions et vivant une situation équivoque, marquée du sceau de la suspicion par les partis et les gouvernants. On parle de plus en plus de la naissance de la presse privée qui serait l'apanage d'une génération spontanée, ignorant les combats et les luttes anonymes de nombreux journalistes défendant, entre chapelles politiques diverses et propagande officielle, leur métier, en dehors des compromis et des calculs des espaces part! isans et des interminables tentatives de récupération. La presse n'est nullement le lieu exclusif de journalistes partisans, mais comporte également de nombreuses plumes sans lien direct ou indirect avec les lieux politiques dominants ou d'opposition.

On y trouve des fonctionnaires zélés, des opportunistes, des khobzistes, de véritables professionnels, des agents des services, des militants de partis? Les choses sont très complexes. Déjà bien avant 1988, de nombreux journalistes ont connu la censure, l'interdiction d'écrire, le licenciement et l'arbitraire. Un regard rapide de l'histoire de la presse depuis 1962 donnerait une certaine idée de la complexité du monde journalistique. Il est faux d'affirmer, comme semblent l'avancer certains universitaires et journalistes algériens et étrangers, que tous les journalistes reproduisaient le discours officiel qui, d'ailleurs, se caractérisait par de très profondes ambiguïtés. Plusieurs discours investissaient l'univers journalistique, comme d'ailleurs l'espace du pouvoir. Ces attitudes paresseuses et confortables posent le problème du manque de sérieux de nombreuses recherches universitaires, piégées par les jeux de confortables généralisations et de la reproduction de discou! rs et de thèses préalablement mis sur le marché. Une lecture de la presse montrerait la multiplicité des ancrages idéologiques et la pluralité des styles journalistiques.

Quelques expériences comme celles de Révolution Africaine (1963-1965 et 1985-1988), de La République, d'Algérie-Actualité (1978-1984) et d' Echaab (1975) ou d' El Moudjahid du temps de la direction de Abdelaziz Morsly ont quelque peu accordé un certain intérêt à l'écriture journalistique proprement dite rompant avec les scories de la glose politique. Certes, de nombreux journalistes ?certains d'entre eux se sont d'ailleurs convertis dans l'opposition ? fonctionnaient comme des porte-valises d'hommes du gouvernement. Ce n'est que vers les années 1970 que les choses allaient commencer à changer avec l'arrivée, dans la presse, de jeunes licenciés qui, enfin, se mettaient à écrire lisiblement et à entreprendre une certaine révolution dans le métier jusque-là squatté par des «anciens» débarquant souvent par hasard dans ce métier. La contestation avait pignon sur couloirs des rédactions. Les journalistes protestaient contre la ligne éditoriale, désavouaient leur direction comme! lors des événements de Tizi-Ouzou de 1980, de la publication de l'interview réalisée par un certain Lotfi Maherzi avec le tortionnaire Marcel Bigeard en 1984 et des événements tragiques d'octobre 1988.

Des journalistes qui avaient souffert des listes noires, des suspensions répétées, des licenciements et de la privation du logement revendiquaient ouvertement le droit à la parole et à l'information, au grand dam de leur direction et d'autres journalistes carriéristes, souvent sans qualité. Mais cette légitime revendication allait être court-circuitée par des forces politiques, dans et en dehors du pouvoir qui faisaient entrer en jeu les calculs et les compromis politiques. C'est dans ce contexte que le Mouvement des journalistes algériens (MJA) qui, même noyauté, constituant au début un lieu de prise de parole, était né. Vite infiltré et sérieusement vidé de son contenu initial, il devenait tout simplement un lieu de rencontres de forces politiques où s'affrontaient sans rémission diverses sensibilités, marginalisant la parole professionnelle. Mouloud Hamrouche, alors à la Présidence, avait saisi l'importance de ce mouvement qu'il se mit, lui aussi, à encourager timideme! nt.

Mais jamais, le MJA n'a évoqué, ne serait-ce qu'une fois, l'éventuelle émergence d'une presse privée dont il combattait violemment l'idée avant que nombreux de ses dirigeants ne se voient devenir patrons et associés dans des entreprises de presse, soutenues au départ par Hamrouche notamment qui voyait peut-être dans la presse un possible soutien à ses futures ambitions politiques. La circulaire de mars 1990 et la loi sur l'information du 3 avril 1990 permettaient à des collectifs de journalistes de créer leur propre journal. C'est ainsi que le Jeune indépendant, le Nouvel Hebdo, le Soir d'Algérie, El Watan, El Khabar et Alger-Républicainvoient le jour. Ces journaux se composaient essentiellement d'associés venus du secteur public, sauf le Jeune indépendant et le Nouvel Hebdo, association d'un industriel Tahar Soufi, Kamel Belkacem et Abderrahmane Mahmoudi. Le Nouvel Hebdo disparaîtra après un conflit entre Kamel Belkacem et Soufi. Mais durant cette période du début de la ! presse privée qui s'était autoproclamée «indépendante», la presse publique connaissait une véritable hémorragie et une grave instabilité.

D'ailleurs, de nombreux titres disparaîtront comme Algérie- Actualité (qui fut dirigé par un incompétent notoire dont personne ne retient le nom après la démission de Abdelkrim Djillali qui avait refusé de licencier SAS comme le lui avait demandé le ministre de la Communication de l'époque), Parcours Maghrébins, Essalem et bien d'autres titres publics comme des journaux privés comme l'Hebdo Libéré, la Nation et de trop nombreux autres titres ne résistant pas aux pressions commerciales. Parcours Maghrébins avait été placé en enfer en plaçant à sa tête un inconnu, sans qualités, après le départ de Ahmed Benalam. Les organes de la presse publique sont souvent dirigés par des noms trop peu crédibles. Les nouveaux titres privés étaient aidés directement et indirectement par le gouvernement jusqu'à la première moitié des années 1990, à tel point que certains journaux ne pouvaient pas égratigner le gouvernement. D'ailleurs, quand le Nouvel Hebdo avait eu des problèmes, un quoti! dien francophone aurait refusé, selon son directeur de rédaction, Abderrahmane Mahmoudi (cité dans son dernier ouvrage) de publier un encart publicitaire, de peur de mécontenter Mouloud Hamrouche. L'ancien Premier ministre avait placé ses proches à la tête de la grande partie des médias publics et a tenté de séduire les journaux privés. Les journaux allaient bénéficier de facilités bancaires, d'espaces publicitaires généreux et de nombreux avantages qui allaient permettre à ce qu'on avait abusivement appelé «aventure intellectuelle» de décoller et de se frayer un chemin dans l'espace médiatique. Les titres se mettaient à s'attaquer aux Enamep (entreprises publiques de diffusion).

Vite, des diffuseurs privés prenaient le relais. El Watan et El Khabar créent leur propre société de diffusion, à Oran et à Constantine. Les journaux privés commençaient à gagner le public marginalisant les journaux du secteur gouvernemental, souvent lieux de propagande et manquant de sérieux, surtout après le départ de trop nombreux journalistes à la suite de la mise en application de la loi de 1990 qui permettait la constitution d'organes privés. Malgré tout, les journaux privés occupaient une brèche et se permettaient de soulever certains problèmes et de mettre à nu quelques dysfonctionnements. Au début, les choses tâtonnaient. Les uns et les autres reprenaient en fait la manière de faire des journaux publics de l'époque. Ils cherchaient aussi à reproduire des modèles français comme pour El Watan qui avait cherché à retrouver la sobriété du Monde ou le Matin, issu d'une scission avec Alger-Républicain, reproduisant le schéma du quotidien français du même titre. Les jo! urnalistes d' El Khabar avaient surtout profité de l'expérience d' El Massa qui favorisait le reportage et l'enquête à un certain moment de son histoire, choses que nous ne retrouvons plus dans El Khabar d'aujourd'hui ou des journaux sans consistance réelle comme Echourouk. Mais la pluralité des associés (certains journaux ont démarré avec une vingtaine d'associés-journalistes) est à l'origine de multiples crises à l'intérieur de certaines rédactions. La gestion anachronique de l'espace physique du journal est symptomatique d'une absence de vision de l'ensemble rédactionnel. Le discours est biaisé, neutralisé par une déficiente hiérarchisation de l'information et une mise en espace donnant parfois de l'importance à des faits trop peu affirmés, se transformant en un espace archéologique.

La pauvreté des pages culturelles, quand elles existent, un fourretout, sans une occupation minutieuse de l'espace, est significative d'incohérences au niveau du discours éditorial. Le choix de l'espace à occuper devrait être important, en exigeant un nombre de signes précis et une surface particulière correspondant à l'importance du texte et de l'info sans l'économie générale du journal. L'espace médiatique allait connaître une profusion de titres. Les uns ont bien résisté malgré les bourrasques et les tempêtes commerciales tandis que d'autres sont morts tout simplement pour des raisons commerciales, même si certains titres, qui n'avaient pas payé leurs dettes jusqu'à présent aux imprimeurs, invoquaient les illusoires pressions politiques. Certes, des conflits et des accords ponctuels alternaient dans les relations presse privée-pouvoir. Des titres ont été suspendus, des journalistes sont condamnés. Le quotidien était fait de flirts parfois bien entretenus et de coups d! e gueule sans lendemain. Ce qui est nouveau, c'est que le gouvernement avait de plus en plus peur des attaques de la presse privée qui devenait parfois une sorte de contre-pouvoir. C'est l'un des éléments positifs de cette «nouvelle» presse qui ose parfois perturber certaines réalités. Mais souvent, on retrouvait les luttes partisanes à l'intérieur de la rédaction et de l'espace du journal.

Chacun, usant de qualificatifs, trop nombreux, et défendait sa chapelle politique. Des journalistes reprenaient parfois sans un regard critique des informations parvenues à la rédaction de sources proches d'un clan ou un autre clan du pouvoir ou de l'opposition. La rumeur faisait le reste. On a affaire à un journalisme de bureau où parfois les pages nationales, par exemple, reproduisent le même article sous des signatures différentes. Les journaux s'imitent, se reproduisent à tel point que le ratage est défini comme le fait de ne pas avoir donné la même information qu'un autre journal. Il est à noter la reprise in extenso de dépêche d'agences de presse étrangères sans une interrogation de la source et sa mise en conformité avec la «ligne éditoriale». Faire un journal à moindres frais, tel est le souci de nombreux éditeurs qui accordent peu d'importance à la qualité professionnelle et à l'investigation. L'espace est souvent mal géré, ignorant les contingences spatiales, la! hiérarchisation de l'information et la configuration géométrique. Des journalistes interviennent quotidiennement, ce qui fragilise leur discours et rend peu crédible leur communication. On écrit sur tout en cherchant souvent, pour certains, à séduire leurs proches, en usant d'expressions et d'un lexique singulier, inabordable pour la moyenne des lecteurs.

Le style trop narratif pose problème, comme d'ailleurs cette absence flagrante de distance avec les faits, confondant commentaire, information, reportage, enquête? Les partis-pris, le manque de vérification de l'information, la précipitation, le trop-plein d'adjectifs qualificatifs et d'adverbes, les nombreux problèmes techniques et linguistiques marquent une presse qui, dans de très nombreux cas, ne dépassent pas la capitale faisant des «bureaux régionaux» et des correspondants souvent non payés, usant de leurs cartes de presse pour impressionner responsables et relations, des lieux de collecte de la publicité ou de simples «remplisseurs» de pages peu sérieuses s'appropriant un titre très grave : «Algérie profonde » considérée comme secondaire. De nombreux bureaux régionaux vivent mal cette situation. L'information de proximité est souvent sacrifiée au profit des jeux d'appareils comme si l'Algérie! se réduisait à quelques hommes «politiques». C'est l'information à moindres frais. Seul un ou deux quotidiens possèdent de véritables rédactions régionales. Sans compter le problème de la publicité qui rend le journal prisonnier de son bailleur de pubs. Qui osait et/ou qui ose critiquer Khalifa, certains concessionnaires automobiles, les opérateurs de téléphonie mobile ou des compagnies aériennes ? Il est plus confortable de s'attaquer au «pouvoir» politique qu'aux lieux du pouvoir économique. Mais ce qui pose problème, c'est la concentration d'un même titre entre les mains d'une même personne. Cette situation est dangereuse et porte préjudice au droit à l'information du citoyen qui se retrouvera avec des organes de presse prisonniers du discours du «patron» de ces médias.

L'Etat devrait trouver les moyens législatifs pour éviter une telle concentration. Mais cette rencontre entre le monde industriel et la presse n'est pas sans dégâts. On se souvient des conflits Kamel Belkacem-Soufi ( le Nouvel Hebdo), Fattani-Rabrab ( Liberté), Aboud Hichem-Betchine ( El Acil) et bien d'autres affaires qui ont défrayé la chronique. Il est même patent de retrouver des conflits d'intérêts entre la presse gouvernementale et les médias privés marqués par les tiraillements et les déchirements. D'ailleurs, les attaques répétées de certains titres contre l'Anep (surtout quand ils n'ont pas signé de convention avec cette régie) semblent absurdes et obéissent à une logique d'intérêts. La question qui se pose, certes, avec acuité, c'est cette propension illogique et non économique de nombreuses entreprises publiques de publier leurs pubs dans les journaux gouvernementaux tirant à quelques milliers d'exemplaires. De nombreux titres publics et privés ne donnent pas ! leurs tirages réels, ce qui fausse le débat, surtout en l'absence d'un office de justification de la diffusion. Seul, pour le moment, El Watanl'a fait. Les jeux de la manipulation ne sont pas absents. Même les ambassades s'intéressent de plus en plus à la presse, multipliant invitations et visites dans des rédactions trop investies par le travail au noir et les abusives généralisations, espaces de négation de l'écriture journalistique.

Dernièrement, Orascom avait invité des journalistes à une visite au Caire, comme Aigle Azur qui multiplie les contacts et la réduction des tarifs pour les journalistes. Ce qui pose sérieusement problème au niveau de l'éthique qui se porte mal à tel point qu'un journaliste d'un quotidien national défendait publiquement la justesse de pratiques «immorales» dans la presse. En principe, un journaliste ne devrait accepter aucune prise en charge. Il devrait bénéficier de frais de mission conséquents qui le libéreraient de l'enfermement dans les bras de celui qui l'héberge. Il y a même des journalistes qui sont payés rubis sur l'ongle par des entreprises sur lesquels ils pondent des articles alors qu'ils exercent comme permanents dans des organes de presse privés ou publics. Des communiqués de sociétés sont parfois publiés dans certains organes comme s'il s'agit de simples informations. La reprise des dépêches d'agence, parfois non traitées, engendre de sérieux malentendus cultu! rels et politiques.

La diffamation a pignon sur colonnes dans des quotidiens, marquées par l'invective et les affirmations péremptoires prisonnières parfois de pratiques singulières (mode impératif, multiplication de qualificatifs, du passé simple, des phrases longues et des paragraphes interminables, présence de reportages et de personnages imaginaires avec en sus des «observateurs» et des «sources autorisées» à la pelle, sentences religieuses et morales). Mais l'élément le plus important, c'est l'absence d'investissement des directions des journaux dans la formation de leurs journalistes souvent abandonnés à eux-mêmes et d'un syndicat représentatif des professionnels (permanents et collaborateurs). Peut-être demain, les nouveaux besoins des lecteurs imposeront l'émergence d'un journalisme sérieux, professionnel. En dehors de ce regard trop conformiste, souvent militant, «traditionnel» d'une presse qui se compose encore de journalistes trop piégés par les jeux des appareils, de l'institutio! nnel et du discours tranché, réglé, évitant tout questionnement, exhibant facilement les positions politiques et idéologiques.

Quand des journaux «dénoncent » ce qu'ils appellent le «pouvoir » (souvent non défini, mythique) alors que dans le rituel de leur fonctionnement ou dans la célébration de leurs anniversaires, ils prennent comme lieux-références les espaces «partisans » et les «universitaires» de l'étranger comme si la société algérienne ne les intéressait pas. Dans un compte rendu sur le 20e anniversaire d' El-Khabar, c'est Ahmed Ouyahia qui constitue la parole centrale d'un texte où il est question de gouvernants qui freineraient la presse. Trop contradictoire. La fascination du «pouvoir » est très prégnante dans le non-dit d'une presse encore trop piégée par les jeux du conformisme et d'une absence d'une logique éditoriale cohérente et cultivée. Heureusement, le web journalisme est déjà à nos portes? Mais il faut reconnaître que, malgré toutes ces insuffisances, les journaux privés ont permis une relative ouverture du champ médiatique.

source: Le soir d’algerie (Ahmed Cheniki)