mardi, août 31, 2010

«Cette année, les programmes de la télévision sont nuls»

Souad Sebki, est un nom très connu dans le monde de la télévision et du théâtre. Elle a travaillé avec de grands réalisateurs comme Moussa Hedjadj, Mustapha Badiî, Mohamed Hilimi, Hadj Rahim et tant d'autres. Dans cet entretien, Souad Sebki, qui a participé, la semaine dernière, avec la pièce «Souk Erdjal» à Tizi Ouzou dans le cadre de la caravane théâtrale organisée par le théâtre régionale à l'occasion de mois de Ramadhan, nous parle de son parcours artistiques et tant d'autres choses. Le courrier d'Algérie : Souad Sebki est l'une des grandes figures absentes de la télévision cette année, pourquoi ? Souad Sebki : Ecoutez-moi je n'aime passer à la télévision juste pour passer. Et puis, je n'aime pas faire des travaux, c'est-à-dire participer dans un film ou un feuilleton dont je ne suis pas convaincue. Que pensez-vous des programmes de télévision sélectionnés pour ce mois de Ramadhan ? Sincèrement, les programmes de cette année sont nuls! . D'ailleurs, la majorité des stars de la télévision sont absentes de l'écran cette année car, malheureusement, certains responsables à la télévision ne pensent qu'à se remplir leurs poches. En termes plus claires, la production est devenu une question d'argent. C'est la réalité amère. Regardez, par exemple, les productions Syriennes tel que le feuilleton «Bab El Hara» qui a connu un large succès. Les Syriens sont-ils mieux que nous ? Jamais ! Nous avons les moyens et de jeunes très talentueux. Mais, il faut, néanmoins, reconnaître, qu'ils travaillent sérieusement. Vous êtes entrée dans le monde de la télévision à l'âge de 16 ans? Effectivement, j'ai commencé à travailler dans la télévision Nationale lorsque j'avais 16 ans, et ce, comme animatrice dans l'émission «Bakate ouard» (un bouquet de fleurs) avec Djamel Khouidmi. J'ai travaillé comme comédienne dans plusieurs films comme «îch Betnach» de Mohamed Hilmi. J'ai, également, travaillé avec de grands réalisateurs à l'inst! ar de Moussa Hedjadj, Hadj Rahim et Mustapha Badiî. Comment vo! us vous êtes trouvée dans le quatrième art ? J'ai commencé dans le théâtre en 1982, j'ai participé dans plusieurs pièces, et je travaille au TNA (théâtre nationale Algérien) depuis trois (3) ans. Actuellement, je réalise des pièces. En effet, j'ai réalisé deux pièces pour enfants, la première s'intitule «Ghabet El Ferha » que j'ai réalisée en 1992 et la deuxième qui porte le titre «El Moualim El Fadhel» dont la réalisation a eu lieu en février de l'année en cours. Comme j'ai réalisé une autre pour adultes qui s'intitule «Souk Erdjal», dans laquelle je participe dans la caravane organisée durant ce mois de Ramadhan par le théâtre régional de la wilaya de Tizi Ouzou. Justement, en parlant de «Souk El R'djel», pouvez-vous nous parler de cette pièce ? C'est une pièce qui traite, si on peut dire, du problème de société qui est le décalage d'âge et le conflit entre une génération et une autre. De plus, ladite pièce a été faite en langue arabe et facile à comprendre. Et j'ai consa! cré trois mois pour que ce travail voie le jour. Vous avez présenté cette pièce dans plusieurs régions de Tizi Ouzou dans le cadre des soirées ramadhanesques ; parlez-nous un peu de votre «aventure» ? Ce qui m'a beaucoup attiré c'est le public. Celui-ci, franchement, ne se trouve pas à Alger. Je dirai que le vrai public de théâtre est dans les villages. Les villageois ont suivi nos pièces avec beaucoup d'attention. D'ailleurs, beaucoup d'entre eux m'ont déclaré qu'ils ont bien compris le contenu de la pièce car, comme je vous ai dit, j'ai utilisé la langue facile à comprendre. Ce qui m'a, ainsi, touché c'est le public de Larbaâ Nath Irathène et Aïn El Hammam qui malgré le mauvais temps qui a sévi lors de la présentation de la pièce, a tenu à être présent jusqu'à la fin du spectacle organisé en plein air. Que représente le théâtre pour vous ? Le théâtre est une école qui m'a appris beaucoup de choses. En plus, on ne peut pas devenir comédiens sans passer par le théâtre. Et p! uis dans le théâtre, on n'a pas droit à l'erreur, et cela, contrairemen! t à la télévision. En tous cas, le théâtre est sacré pour moi. Qu'est-ce que vous pouvez dire à propos du «boycott» des productions Egyptiennes ? Je suis à 100 % pour le boycott des productions Egyptiennes car on ne peut pas travailler avec des gens qui ont insulté nos valeureux Chouhada et brûlé notre emblème national. Et puis, moi, personnellement, je ne peux travailler avec personne à part les Algériens. Nous avons un pays magnifique qui représente un «réservoir inépuisable» de jeunes talents. Pourquoi, alors, aller chercher des comédiens ailleurs ?! Dans ce contexte précisément, permettez-moi de citer le cas du feuilleton «Lala Fadhma N'soumer» dans lequel ont joué des comédiens Syriens. Mais non ! Fadhma N'soumer est Algérienne, et le décor, les comédiens, les habits doivent être Algériens? Des projets ? Oui, j'ai crée une coopérative, il y a de cela cinq mois et dont le siége se trouve à Alger-centre. J'envisage de réaliser plusieurs projets théâtraux avec mon trésori! er, Yazid Sahraoui. Mon but est de présenter des pièces aux enfants marginalisés qui se trouvent dans les différentes régions de notre Algérie profonde. Un message à transmettre? J'espère qu'on nous laisserz travailler tranquillement? (Rires)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire