jeudi, avril 29, 2010

Vente de Djezzy: L'Etat algérien gardera 51%

«S'il y a une opération de cession de Djezzy nous prendrons 51% », a fait savoir hier à Alger, le ministre des Finances, Karim Djoudi, en marge de la séance réservée aux questions des députés à l'APN. Karim Djoudi: «Nous exercerons notre droit de préemption et nous fiscaliserons si la transaction s'opère 20% sur les plus values réalisées» en soulignant que Djezzy «est une société de droit algérien, elle obéit aux règlements et aux lois algériens». Il a insisté sur l'option de la majorité des actions sans renoncer aux autres tout en engageant Orascom Telecom Algérie à s'acquitter de ses redevances auprès de la direction générale des impôts et de payer au moins une partie. Le redressement fiscal d'OTA est de près de 600 millions de dollars. Le ministre a indiqué qu'il a fait part des intentions du gouvernement dans cette affaire aux deux sociétés concernées par la transaction, en l'occurrence OTA et le sud africain MTN. La vente n'est pas démentie par l'argentier du pays qui compte bien préserver dans cette affaire les intérêts de l'Algérie. A ce sujet, il soutiendra : «Nous avons des dispositions et nous veillerons qu'elles soient appliquées » car « quand il y a cession il y a droit de préemption pour l'Etat. Quand il y a cession, il y a automatiquement changement de la structure du capital donc l'Etat prend 51% et le dernier est que l'Etat veille à prélever 20% » en relevant que son département a été très claire en répétant sans cesse que «les relations que nous entretenons avec les sociétés en partenariat disent clairement que, premièrement l'Etat a un droit de préemption. Deuxièmement, nous avons la possibilité de prendre 51% et troisièmement, toute transaction qui soit opérée sur des actifs en Algérie par des non-résidents donnerait lieu à des paiements d'une plus value de 20%. J'ai fait part de ces points aux sociétés concernées (Orascom Télécom Algérie et MTN ndlr.)». Des informations rapportées par la presse ont fait état de négociations avancées entre Orascom Telecom Holding et le Groupe sud-africain MTN, en vue de lui céder la majorité des actions de sa filiale africaine, qui regroupe ses propriétés en Algérie, en Tunisie, en Egypte et au Zimbabwe, mais en gardant tout de même entre 10 et 15% des parts. C'est suite à une visite de prospection d'une délégation de MTN au siège d'OTA à Alger que la machine s'est déclenchée sur la transaction de vente de l'opérateur algérien Djezzy. Orascom estime la valeur d'OTA à près de 10 milliards de dollars, il y a quelques mois alors qu'elle ne vaut plus que 5 à 7 milliards de dollars, actuellement. L'opérateur a évalué les pertes, suite aux échauffourées ayant succédé au match Algérie-Egypte, à 60 millions de dollars. Le silence des hautes autorités algériennes D'autres sources parlent de l'entretien du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avec un haut responsable de MTN à Alger qui aurait été reçu à la présidence de la République. Ces informations n'ont pas été démenties par les plus hautes autorités de l'Etat. D'autres informations, apportées par le journal français «Les Echos», portent sur l'intérêt du groupe français Vivendi SA à l'achat de participation de Djezzy. Un membre du Conseil d'administration de Vivendi, Mehdi Dazi, a rencontré la semaine dernière le président-directeur général de Cevital, Issad Rebrab qui possède déjà 3% du capital de Djezzy- afin de discuter d'une offre commune -pour l'achat de participation de l'opérateur de téléphonie mobile, selon la même source. Sawiris, président du conseil d'administration de la maison mère égyptienne, maintient que la vente de Djezzy, qui assure au groupe près de 60% de ses bénéfices, ne s'effectuera « qu'à contrec?ur». En effet, le gouvernement tente de préserver 51% des parts de Djezzy mais sans préciser quelle formule adoptera-t-il puisque la mesure Ouyahia permet que les 51% soit partagée entre l'Etat et un opérateur privé algérien. source: Le financier

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