mardi, mars 30, 2010

La FOREM: Les troubles mentaux affectent 45 mille algériens

FOREM – Les maladies et troubles affectent annuellement plus de 45 mille algériens en raison des pressions sociales et des difficultés administratives. L'hôpital Frantz Fanon à Blida accueille à lui seul 25 mille malades annuellement, dont la plupart sont des cas graves nécessitant plusieurs jours de traitement et des médicaments coûteux. Le nombre des malades mentaux ne cesse de croître et vu l'incapacité des hôpitaux à les recevoir, ils occupent alors la rue, effrayant et parfois agressant les passants. Le chef de service des maladies mentales à l'hôpital Drid Hocine, le professeur Tedjiza a révélé que les crises de l'emploi et du logement ont occasionné des troubles mentaux chez plus d'un million d'algériens. Il a indiqué que son service accueillait annuellement 20 mille personnes affectées, dont 2 mille continuent d'être suivis en milieu hospitalier alors que le reste est traité avec des médicaments et des conseils. Il poursuit en mettant en garde contre la sollicitation d'un Raqi (exorciste) au lieu d'un médecin pour soigner le mal. Le vide engendré par le chômage peut causer des troubles mentaux. La plupart des malades ont en fait échoué à s'assurer une vie décente. Le problème du logement à lui seul a poussé des milliers d'algériens dans la dépression, puis carrément dans les services psychiatriques. Professeur Tedjiza explique que les symptômes des maladies psychologiques, c'est d'abord l'obsession accompagnée d'un changement soudain d'humeur et de comportement chez le sujet, qui par la suite s'isole et s'adonne dans certains cas à l'alcool, le tabac ou la drogue.  Les hallucinations sont des symptômes qui doivent inquiéter puisque le sujet vit dans un autre monde, imagine des choses et peut se révéler très agressif. Par conséquent, l'hospitalisation est recommandée. Notre interlocuteur met en garde contre le recours au raqi; une démarche qui peut avoir des conséquences dramatiques, y compris la mort, affirme notre interlocuteur. S'agissant du nombre de psychiatres, il en existe 300 pour?.35 millions d'algériens ! Le manque de spécialistes est flagrant, affirme le président de la FOREM, Mustapha Khiyati. Cette situation a amené les hôpitaux à refuser de nombreux cas graves, contribuant ainsi à la propagation du phénomène du vagabondage des malades mentaux qui mettent, dans certains cas, la vie d'autrui en danger. Khiyati ajoute qu'un tiers des algériens souffrent de dépression qui au fil du temps se transforme en réels troubles mentaux. Les maladies psychologiques qui ne sont pas prises en charge deviennent souvent des maladies psychiatriques, en raison de l'absence de cette culture de consulter un psychologue. Le président de la FOREM préconise la mise en place de points bleus de la santé de proximité qui permettent aux jeunes, face à des difficultés, de prendre attache avec des spécialistes. source:  Echorouk

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